C'est l'aboutissement d'un travail immense, conduit par le pasteur Daniel Charguéraud et sa "complice" Lucienne Piquard, qui a été présenté à un public avide de patrimoine dimanche après-midi, rue de la Cure à Clairegoutte. Ce fut d'abord un exposé didactique mais tout à fait pédagogique sur les transformations du centre du village et de ses activités, à partir des plans cadastraux de 1833 mis en présence de l'actuel de 2001. Puis, grâce à la voix d'Isabelle Truchot, ce fut une représentation de la vie du village dans les années 1850, avec le maître d'école, le pasteur, le meunier, le bourgeois, l'usinier, les doits d'eau, les difficultés du travail au village. Le tout dans des costumes authentiques, sortis de la naphtaline des armoires des habitants de Clairegoutte, Frédéric-Fontaine, Magny-Danigon. Les tabliers de cuir des forgerons voisinaient les costumes des dames du Pays de Montbéliard de jadis avec notamment la plus grande concentration de "diairis" qu'on ait pu voir depuis longtemps à Clairegoutte (les diairis sont ces bonnets brodés de perles minuscules qui classaient leurs propriétaires selon l'état civil et le rang social). Les 200 spectateurs présents étaient surpris de l'originalité de cette présentation de tous les patrimoines de Clairegoutte ; leurs applaudissements ont fait comprendre qu'ils n'ont vu là qu'un début. Clairegoutte a une richesse potentielle dans ses vieilles pierres et dans ses habitants : il ne faut pas la rater !
Dans un cadre presque inchangé depuis un siècle et demi, on a vu des costumes datant de plus de cent ans.
Photos François Parietti
Les spectateurs, venus en nombre à Clairegoutte, en redemandent.











