Théodore Paka, originaire du Congo Brazzaville, vous êtes, depuis mardi dernier, le nouveau « coopérateur pastoral » de la collégiale Saint-Martin. En quoi consiste exactement votre fonction ?
« Coopérateur pastoral » ne veut pas dire grand-chose, je suis en fait venu étoffer l'équipe déjà en place, et je travaille sous l'autorité du curé de la paroisse. Finalement, je fais ce qu'on me demande, tout cela avec une équipe vraiment sympathique. J'étais auparavant en mission au sein des paroisses de Reguisheim et de Munwiller pendant trois ans. J'y ai travaillé avec l'aumônier pastoral militaire de la base de Meyenheim, où l'on assurait la totalité du service sous l'autorité d'un curé doyen d'Ensisheim.
Vous êtes venu en France pour étudier, il y trois ans, où en êtes-vous aujourd'hui ?
Au Congo Brazzaville, après avoir été ordonné prêtre en 1989, j'ai enseigné pendant sept ans dans un grand séminaire, puis je suis effectivement venu en France pour étudier. Actuellement, je suis étudiant en troisième cycle de Théologie à Strasbourg, ce qui correspond à ce stade à de la recherche. Mais ma recherche, c'est mon affaire ! Je suis en fait à la collégiale Saint-Martin le temps de finir tout cela, c'est-à-dire pour un ou deux ans.
Comment avez-vous été accueilli à votre arrivée ?
L'équipe est très sympathique, mais quand on est un prêtre noir, il y a parfois des barrières supplémentaires à franchir vis-à-vis de certaines personnes…
Qu'attendez-vous de votre séjour à Colmar ?
Je souhaite avant tout que le temps à Colmar soit un moment d'enrichissement mutuel, aussi bien pour les Chrétiens qui viennent ici que pour moi qui suis là pour un temps bien déterminé.
L'abbé Théodore Paka met sa jeunesse et sa bonne humeur au service de la paroisse Saint- Martin pour quelques mois.
Dom. Poirier











