Lionel Jospin a décidé hier « d'affecter immédiatement au ministère de l'Intérieur une première enveloppe de 10 millions de francs (1,52 million d'euros) de secours d'urgence » pour la préfecture de Haute-Garonne, qui « pourra affecter sans délai (ces sommes) aux personnes concernées ». « D'autres mesures concernant notamment les personnes dont les logements ont été endommagés, ainsi que les entreprises et les commerces touchés par l'explosion, feront l'objet de décisions rapides », ajoute le ministère de l'Intérieur, qui a mis à disposition de la préfecture huit compagnies de CRS et deux escadrons de gendarmes mobiles. « Au total, ce sont 1200 policiers et gendarmes qui veillent à la sécurité et à la tranquillité publiques dans la ville de Toulouse », selon le ministère, qui indique aussi que « plusieurs centaines de sauveteurs poursuivent leurs recherches ». De son côté, TotalFinaElf a annoncé la création d'un fonds de secours, également de 1,52 million d'euros, qui vont être mis à disposition des collectivités locales. Le groupe pétrolier, propriétaire de la société Grande paroisse, qui exploite l'usine AZF, rappelle qu'il a mis en place une structure destinée à enregistrer toutes les déclarations de sinistres adressées par les victimes et à les informer sur les démarches à suivre pour leur indemnisation (tél : 05 62 24 01 72). Selon un premier bilan, quelque 500 logements ont été irrémédiablement détruits. Parmi les bâtiments les plus touchés figurent les établissements scolaires : 70 écoles primaires ou maternelles accueillant 10 000 enfants sont endommagées, sept collèges nécessitent plusieurs semaines de travaux, une douzaine d'autres rouvriront dans moins d'une semaine. Deux lycées sont totalement détruits et neuf autres endommagés. L'université du Mirail, qui accueille 25 000 étudiants, a été fermée jusqu'à nouvel ordre. En guise de consolation, les Toulousains ont retrouvé hier la moitié de leurs lignes de bus, de leur métro, et l'usage de leur rocade périphérique.











