Jean-Louis Boehler, vous êtes président de l'association « RN59 Sécurité » qui organise aujourd'hui des états généraux de la RN59. Quels en sont les enjeux ?
Nous préparons ces états généraux depuis un an suite à la controverse autour de l'avenir du tunnel de Sainte-Marie parce que nous avons remarqué qu'il n'y avait pas unité de vue entre les versants alsaciens et vosgiens. Cela nuisait à l'avancée du dossier qui est à l'arrêt du moins au point de vue du financement.
Le contournement de Châtenois
Les collectivités locales ne sont se sont pas encore prononcés sur leur engagement financier alors que des voix discordantes se font entendre : du côté vosgien, on milite pour le doublement du tunnel alors que les Alsaciens préconisent la gaine de sécurité. Il nous semble important de parvenir à un consensus entre élus, socio-professionnels et population qui, à la base, souhaite une réouverture rapide.
Entre temps s'est posé le problème du contournement de Châtenois, actuellement soumis à un recours d'Alsace Nature alors que les usagers sont majoritairement favorables à sa réalisation. Nous essayerons de donner la parole au plus grand nombre d'intervenants car il se dessine une volonté commune de faire avancer les choses.
Quels actes concrets en attendez-vous ?
Nous souhaitons faire savoir aux décideurs ce que la base veut unanimement, c'est-à-dire la réouverture rapide du tunnel. Aux acteurs politiques ensuite de prendre leurs responsabilités, soit ils continuent à nous ignorer soit ils s'engagent à nos côtés. Il s'agit d'un problème interrégional, vital pour l'économie vosgienne, déterminant pour le Centre-Alsace. Il est nécessaire d'affirmer notre volonté de sécuriser et de développer cet axe.
Comment parvenir à un consensus ?
Un consensus devrait se dégager sur les points noirs car il en va de la sécurité des habitants, des automobilistes et routiers. Quels que soient les travaux qui seront décidés pour le tunnel, le premier pas consisterait à les faire démarrer. On devrait aussi pouvoir parler d'une seule voix pour qu'Alsace Nature cesse ses recours abusifs dès l'ouverture des déclarations d'utilité publique.
On annonce une fermeture technique du tunnel et on promet le lit d'arrêt d'urgence avant la fin de l'année. Y voyez-vous des signes positifs ?
Concernant le tunnel, ça va dans le bon sens si c'est pour engager rapidement les travaux. Quant à la voie de détresse dans la descente du col, on espère que tout le monde tiendra parole. François Bouchard, directeur régional de la DDE, sera à même de nous répondre aujourd'hui.











