Aujourd'hui et demain, le Festival Kat Onoma propose de multiples rendez-vous artistiques. Place aussi à l'exposition-retrospective d'un artiste italien.
UNE VINGTAINE d'oeuvres de Salvatore Puglia sont exposées aujourd'hui et demain, le week-end prochain et les 6 et 7 octobre au 1, rue Réber à Sainte-Marie-aux-Mines, à côté de la place de la Fleur. La famille de Rodolphe Burger, notamment sa maman, a offert les locaux à un artiste ami. Des travaux de Salvatore Puglia ont inspiré les illustrations des pochettes des premiers CD du groupe Kat Onoma. Salvatore est devenu un ami de Rodolphe et du groupe de musiciens. « J'ai été séduit par son sens plastique extraordinaire, son rapport aux signes, son nomadisme », dit Rodolphe Burger à propos de son ami domicilié à Paris et à Mastricht aux Pays-Bas. Visiter l'exposition, c'est en effet toucher à des mondes fort différents. Puglia est-il peintre ? Il expose des travaux mais ce sont des silhouettes conçues avec des collages de papier sur des toiles. Est-il scupteur ? Une partie des oeuvres donne une dimension mystique et pédagogique à la pelouse de la propriété Burger. L'oeuvre, un ensemble de signes, s'appelle « Optometric, 2001 ». L'artiste y mélange des lettres et des dessins. Les formes sont contenues dans des sortes de vitraux.
Salvatore Puglia, artiste italien, s'est servi d'anciennes encyclopédies, de livres d'anatomies qu'il a photographiés et transférés avec de la résine, etc.
Des croisements
Chaque chose est à voir, à revoir et à toucher, elle offre plusieurs entrées. Les « traces » ainsi découvertes ouvrent sur des chemins fort différents. « Salvatore a un style qui lui est propre. Avec une grande intelligence, il s'est nourri en permanence de ce qu'il a rencontré », ajoute Rodolphe Burger. « C'est un travail que je situe entre la peinture et la photographie. L'oeuvre a l'avantage de la peinture et de la photo sans en avoir les inconvénients. Elle met en valeur des choses anciennes. L'artiste a une formation d'historien. Cela se ressent à ses choix », commente Charles Waechter, le Sainte-Creuzien notamment passionné de peinture. Nul doute que de nombreux amateurs d'art viendront spécialement en Val d'Argent pour ce premier festival qui, de fait, lance de multiples passerelles entre des formes artistiques différentes, entre l'histoire et l'actualité, entre des cultes qu'on adore ou qu'on rejette. Comme les grands vins qui ne peuvent provenir que de grands terroirs, Kat Onoma montre où sont ses racines. N'ont-ils pas appelé ce festival : « C'est dans ma vallée ». Rodolphe et les siens ouvrent même la maison familiale. Qu'ils en soient chaleureusement remerciés ! Cette exposition ouvrait jeudi le Festival Kat Onoma, 1ère édition. Ce soir, le public pourra également découvrir le savoir-faire de Salvatore Puglia à 16 h, au siège de l'ancienne Société Industrielle de Sainte-Marie-aux-Mines rouverte pour l'occasion. L'artiste émerveillé par la richesse de la documentation proposera une installation originale intitulée « Museum d'histoire industrielle ».
Y ALLER Aujourd'hui et demain, 1, rue Réber à Sainte-Marie-aux-Mines et les 22, 23, 29 et 30 septembre et 6 et 7 octobre de 15 h à 20 h. Explication samedi à 15 h et dimanche à 17 h. Salvatore Puglia devant l'une de ses oeuvres.
Les « signes » plantés dans la pelouse du jardin.
Photos Denis Ritzenthaler
Salvatore Puglia.











