Accueil des villes françaises (AVF) Mulhouse a fait sa rentrée jeudi à la Fac et recentre ses activités sur sa vocation première.
« Nous ne sommes pas un club de loisirs et notre vocation première est avant tout l'accueil », indique Françoise Iannascoli, nouvelle présidente d'AVF Mulhouse, qui souhaite mettre l'accent sur le sigle de l'association nationale AVF (Accueil des villes françaises) dont l'antenne mulhousienne n'est qu'un maillon. « C'est la raison pour laquelle nous demandons aux anciens membres qui sont là depuis plus de trois ans de participer activement à cet accueil, en encadrant des activités ou des sorties, en assurant des permanences. » L'association mène actuellement une campagne auprès des entreprises de la région pour cibler son public privilégié : les personnes mutées dans la région dans un cadre professionnel. AVF Mulhouse compte actuellement 165 familles adhérentes, soit 250 personnes.
Café, gâteaux, photos
Sa mission : aider les personnes qui s'installent à trouver un nouveau réseau relationnel, les assister dans les démarches inhérentes à un déménagement (recherche d'un logement, d'une école, de services, de loisirs…). Jeudi, le pot de rentrée était l'occasion pour les nouvelles têtes d'être accueillies dans une ambiance conviviale avec café, gâteaux, photos. Claire est une toute jeune enseignante, originaire du sud-ouest et parachutée en Alsace pour apprendre l'anglais aux élèves du lycée professionnel de Carspach. « Je suis arrivée début septembre, confie-t-elle, j'ai vu l'annonce d'AVF dans le journal. Je suis venue pour rencontrer du monde… » Premières impressions mulhousiennes ? « J'ai trouvé les gens très disponibles. J'ai dû faire plusieurs achats pour m'équiper, j'ai trouvé un bon accueil dans les magasins. » Ce qui l'intéresse à AVF ? « Les sorties et les randonnées. C'est bien de découvrir une région avec un guide. » Elle apprendra aussi l'allemand à l'UP « C'est l'occasion, non ? », elle apprécie déjà la verdure et les maisons colorées. En revanche, elle a beaucoup de mal à circuler dans Mulhouse. « Il y a des sens interdits partout ! »
Ouverts
Paivi est finlandaise mais elle vit en France depuis 25 ans, son mari travaille dans le textile. « Avant, nous habitions en Ardèche, à Annonay. Mulhouse est plus grand, il y a plus de possibilités de sorties, d'occupations… » Paivi prend les choses du bon côté. « Quand on déménage, l'état d'esprit compte énormément. Si on part du principe qu'on va se plaire, souvent, ça marche. Il faut aussi être actif soi-même. Si on ne sort pas de sa maison, les gens ne viennent pas à vous. » Elle est arrivée à Mulhouse il y a deux mois. « Les gens que j'ai rencontrés sont très ouverts. Nos voisins nous ont invités chez eux, les commerçants sont accueillants, gentils… » Paivi a déjà visité le musée de l'Automobile et le musée du Chemin de fer « Ils sont formidables », elle se réjouit pour le Mise. Elle habite à deux pas du zoo, apprécie le calme du Rebberg et la nature. « On a l'impression d'habiter à la campagne et en même temps, on a tous les avantages d'une grande ville. » Seules ombres au tableau : « Je regrette qu'il n'y ait rien d'ouvert le dimanche, c'est mort. Et je trouve que ça manque un peu de cafés ! ».
Jeudi après-midi, les membres d'AVF Mulhouse ont accueilli les nouvelles arrivantes.
Serge Réalini











