Rodolphe Burger, chanteur-guitariste de Kat Onoma, se produira pour la première fois dans « sa région », Sainte-Marie-aux-Mines, après quinze ans, ces samedi et dimanche 22 et 23 septembre. Il donnera trois concerts à l'église de Saint-Pierre-sur-L'Hâte, dans le cadre du premier festival « C'est dans la vallée ».
Un peintre et des musiciens
Ce retour aux sources lui tenait à coeur. A la ferme de La-Petite-Lièpvre, il a réalisé musique et enregistrements, un CD sur fond de patois welche l'an dernier, « On n'est pas des Indiens, c'est dommage » et le récent Kat Onoma. Lui-même et la fédération Hiero Colmar sont à l'initiative de ce nouveau festival. Quant à la formation Kat Onoma, « elle reste homogène, avec ses cinq membres. On ne se ressemble pas, mais quand on se donne des rendez-vous pour des concerts, ça marche », dit le Sainte-Marien. Ici, elle sera accompagnée par deux instrumentistes à cordes, altiste et violoncelliste. « dans un ton au-dessus », ce qui inquiète quelques Sainte-Mariens car l'édifice est d'ordinaire un écrin feutré pour le Festival aux chandelles de musique de chambre. « L'ingénieur du son anglais, Ian Caple, a été emballé par les lieux. La nef protestante confère une sécheresse au son, tandis que le choeur catholique lui donne une acoustique réverbérante et fait le mix. Cette configuration exceptionnelle a déjà servi à une partie de l'enregistrement du dernier album Kat Onoma. Les cordes y résonnent merveilleusement, explique le chanteur, le programme des concerts n'est pas déterminé, nous l'envisagerons en fonction de ce que nous apportera l'endroit lors des répétitions ». Rodolphe Burger a voulu créer l'événement dans la vallée, avec l'idée d'un parcours en ville, « pour qu'il y ait interaction entre les lieux et la musique », avec aussi, « une ouverture à toutes les influences », où s'interpellent peintre italien et autres musiciens pop, folk, funk, soul ou tri-hop… Le peintre italien Salvatore Puglia, qui a inspiré certaines pochettes du groupe, conçoit ses oeuvres à partir de matériaux insolites. « Grand voyageur, nomade, il se posera pour quelques heures sur le passé textile de la vallée en créant dans le bâtiment de la Société industrielle », dit Rodolphe Burger. Les musiciens envahiront cafés et ancienne banque. Un brunch avec les artistes, « pour partager le concert de la veille », et la projection de clips inédits du groupe précéderont le concert de dimanche. Un week-end entre potes, mais que Rodolphe Burger voudrait pérenniser et voir même grossir, avec lui ou d'autres, « un nouveau grand rendez-vous musical pour la vallée, pour y retrouver un peu de son passé culturel, brillant au temps de l'industrie ».











