Ainsi que nous l'avions relaté dans notre édition du 16 septembre, les locaux détruits par un incendie et qui étaient loués par Bruno Ghirardelli, appartenaient à la Ville. La vétusté des lieux, anciens bâtiments des Ateliers de construction métallique d'Héricourt (ACMH) ayant sans doute contribué au développement rapide du sinistre, d'aucuns ont pu se dire que le propriétaire (la Ville, donc) n'avait pas fait ce qu'il aurait dû pour les entretenir en état. Or, il se trouve que des locataires des lieux (dont l'artisan ci-dessus) avaient fait appel à la mairie suite à la tempête de décembre 99 qui avait abîmé les toitures. Après une intervention d'urgence par les services techniques (remise en place des tuiles non cassées), la mairie avait demandé à une entreprise spécialisée un devis de réfection générale. Après réception, le technicien chargé du rapport avait conclu que, compte tenu « de l'état de vétusté des locaux (pas d'assainissement, pas d'eau, pas de chauffage, électricitré en sous-comptage chez ACMH), il ne (lui) paraît pas opportun d'engager une dépense aussi importante », et ajoutait : « L'idéal serait de déplacer ces deux artisans et de procéder à la destruction des locaux ».
Lettre circonstanciée
À la suite de cette étude, la mairie avait envoyé à M. Ghirardelli, en date du 24 février 2000, la lettre ci-après : «(...) Nos services ont été interpellés à plusieurs reprises par vous-même ou d'autres voisins vis-à-vis de la nécessité d'envisager une remise en état des toitures des ateliers loués à certains artisans à l'adresse de votre local professionnel. Nous avons demandé à nos services techniques une étude par rapport à la remise en état des toitures : le coût de celle-ci s'est révélé disproportionné par rapport à l'intérêt de ce patrimoine bâti. En conséquence, nous souhaitons, par la présente, vous faire connaître qu'en ce qui nous concerne, nous ne désirons pas engager de quelconques travaux sur l'immeuble que vous occupez, ceci d'autant moins que le niveau du loyer réglé actuellement par vos soins se trouve être très en deçà des coûts du marché et, de ce fait, ne pourrait amortir le moindre investissement sur la toiture. De notre côté, nous n'excluons pas de démolir à terme ces espaces particulièrement vétustes et dépourvus de commodités. En conséquence, nous ne saurions trop vous conseiller d'envisager à moyen terme une autre solution de relogement. Pour notre part, nous réfléchissons actuellement, dans un schéma intercommunal, à la création d'un centre d'activités artisanal et communal qui se situerait sur la future zone d'activités de Brevilliers et sur laquelle vous pourriez peut-être envisager un investissement. Nous sommes prêts à évoquer de vive voix avec vous cette possibilité. Vous souhaitant... »











