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Vingt-sept étudiants
font jeudi à Marseille leur première rentrée dans la «grande école
de l'internet», voulue par le Premier ministre Lionel Jospin.
Soixante mille postes d'ingénieurs des TIC (technologies de
l'information et de la communication) ne seront pas pourvus d'ici
2005: l'étude de faisabilité de l'école de l'internet montrait, dès
novembre 1999, l'urgence de doter le pays d'une véritable formation
dans ce domaine. En juillet 2000, le chef du gouvernement annonçait
sur la Toile que 3 milliards de francs (457,34 millions d'euros)
seraient dépensés de 2001 à 2003 pour la formation et l'initiation
du grand public au réseau.
L'école marseillaise, dont les droits annuels s'élèvent à 5.500 F
(838,47 EUR) est la première école d'ingénieurs en France entièrement
consacrée au Net (d'autres formations existent mais intégrées dans
des enseignements plus globaux).
Une école de l'internet dédiée à la mode et au textile doit aussi
ouvrir cette année à Tourcoing (Nord) ainsi qu'une formation à
Bourges (Cher), qui n'est cependant pour l'instant qu'une option de
troisième année d'une école déjà existante.
L'IAAI ne délivrera que 150 diplômes par an, «dans trois ou quatre
ans», selon son directeur Jacques Labetoulle.
Mais l'institut entend élargir son public grâce à la formation
continue. D'où son ouverture à des partenaires industriels qui
participent à son financement.
Ses diplômés bac + 5 ne se limiteront pas aux aspects techniques de
la Toile.
C'est pourquoi l'école recrute des bac + 3 formés en sciences dites
dures (maths, physique etc.) mais aussi des diplômés en sociologie,
droit ou économie. |
L'attaque
de "Nimda"
Un nouveau virus informatique baptisé
"Nimda" est actif depuis lundi et s'attaque aux réseaux
informatiques dans le monde, a affirmé mardi l'Attorney general
(ministre de la Justice) américain John Ashcroft.
M. Ashcroft a souligné qu'il n'y
avait aucune preuve permettant de faire le lien entre cette attaque
informatique et les attentats qui ont frappé les États-Unis le 11
septembre. "Il se peut que ce virus soit
actif depuis lundi et il a contaminé des ordinateurs à travers le
monde", a déclaré l'Attorney general lors d'une conférence de
presse à Washington.
Selon lui, ce virus pourrait être plus destructeur que son prédécesseur
qui avait été activé en juillet sous le nom de "Code
Red". M. Ashcroft a précisé que
"Nimda" pouvait être l'anagramme du mot
"admin-istration".
Intitulé W32.nimda ou W32.MINDA, le virus se propage de plusieurs
manières, notamment par des pièces jointes au courrier électronique
ou lorsqu'un utilisateur accède à des pages web hébergées par un
serveur infecté. Le virus attaque en effet des
serveurs vulnérables utilisant le logiciel Internet Information
Server (IIS) de Microsoft, selon le CERT (Computer Emergency Response
Team), spécialiste de la lutte contre les attaques et virus sur
l'internet.
Une fois qu'un serveur est infecté, le virus se met à la recherche
d'autres serveurs à attaquer, explique le CERT. Cette
activité du virus génère un trafic important sur l'internet où de
nombreux sites sont inondés de courrier électronique. Le
CERT prévient également les administrateurs de réseaux que le virus
pourrait compromettre l'intégrité du contenu des sites.
Vers une surveillance accrue du Net
L'ampleur sans précédent des attentats de Washington et de New York et le
recours supposé des terroristes aux techniques les plus avancées de cryptage des
messages, font craindre aux internautes un renforcement de la surveillance du web.
"Les États-Unis et les pays de l'OTAN vont tirer profit
de ces attentats pour renforcer leur contrôle des communications", met en garde Andy
Mueller-Maguhn, porte-parole du Chaos Computer Club (CCC), célèbre organisation
allemande de hackers (pirates de l'internet).
Il s'agirait, assure-t-il, d'une "intrusion dans la sphère privée" du citoyen
lambda alors que les terroristes "contourneraient ces dispositifs à l'abri des
regards indiscrets" en recourant à des techniques plus évoluées.
Selon certaines informations diffusées sur le web, Oussama ben Laden, montré du doigt
par les enquêteurs, aurait utilisé la "stéganographie", vieille technique de
communication des agents secrets, pour dissimuler des messages dans des photos ou des
pages web anodines.
Rédacteur en chef de la lettre confidentielle "Intelligence Online", Guillaume
d'Asquier partage les craintes du hacker sur une surveillance accrue du web d'autant plus
inutile que, selon lui, "les organisations les plus aguerries à la clandestinité ne
l'utilisent pas".
Les prestataires techniques sont le plus souvent domiciliés dans des pays riches où ils
collaborent avec les services de sécurité, explique-t-il. "AOL coopère pleinement aux investigations des agences de sécurités américaines
fédérales et locales", a du reste indiqué le fournisseur d'accès américain peu
après les attentats.
Toujours selon Guillaume d'Asquier, les services secrets disposeraient des backdoors
(passages secrets) qui permettraient de déchiffrer les e-mails cryptés, et de logiciels
pour repérer les messages dissimulés. "Les organisations clandestines le
savent", estime-t-il.
Responsable des produits communication (e-mail, chat, forums, etc.) de Yahoo! France,
Jean-François Vauban reconnaît faire désormais "beaucoup plus attention" aux
messages échangés publiquement sur le web, les e-mails relevant de la correspondance
privée et échappant à toute surveillance hors du cadre judiciaire.
Le Directeur de l'Ecole de guerre économique, Christian Harbulot, abonde dans le même
sens. "Les Américains vont profiter hélas du choc émotionnel des attentats pour
renforcer leur influence géoéconomique comme après la guerre du Golfe et l'Europe aura
bien du mal à faire la part entre la solidarité et cette reconquête", augure-t-il.
Le chef-adjoint de l'Office Central français de Lutte contre la Criminalité liée aux
Technologies de l'Information et de la Communication (OCLCTIC), le commissaire Daniel
Bertinet, aimerait que le traumatisme des attentats permette "d'améliorer la
coopération entre la police et les industriels de l'internet".
"Pour l'instant, les opérateurs n'ont aucune obligation de conserver la trace des
connexions et des e-mails", déplore-t-il.
Il doute cependant que "les services de police français puissent installer des
mouchards chez les fournisseurs d'accès comme le FBI l'aurait fait aux États-Unis
avec
son système baptisé "Carnivore".
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Une centaine de pirates informatiques ont annoncé jeudi
avoir décidé de se regrouper pour attaquer le réseau internet et d'autres systèmes de
communications des pays soupçonnés d'abriter des terroristes.
Le groupe, qui s'est donné le nom de
"Dispatchers", précise qu'il attaquera d'abord l'Afghanistan.
"Ceux qui ont choisi de faire du mal à nos
familles, nos amis et nos compatriotes, sont devenus et continueront à être nos
cibles", a déclaré l'un des pirates informatiques dans un courrier électronique à
la presse.
Le groupe affirme avoir l'intention de rendre
inopérants de manière permanente les systèmes des pays concernés et de casser tous
leurs systèmes de communication. Il précise être composé de
membres de différentes origines ethniques.
- Pas de ventes aux enchères macabres
Le site de ventes aux enchères eBay a
interdit la vente d'articles associés aux attentats meurtriers aux États-Unis
eBay a retiré de son site les offres d'articles comme des enregistrements vidéo et des
débris des tours jumelles du World Trade Center à New York, complètement détruites par
deux avions détournés, a indiqué à l'AFP Kevin Pursglove, porte-parole du site.
"Nous avons commencé à enlever les marchandises pratiquement immédiatement",
a souligné Kevin Pursglove, sans pouvoir toutefois préciser combien d'articles étaient
proposés à la vente.
eBay a dans le passé interdit la vente
d'articles associés notamment au régime nazi et au groupe raciste Ku Klux Klan. |