Les bourses européennes sont reparties à la baisse hier, après avoir rebondi la veille, les investisseurs craignant toujours les conséquences économiques et militaires des attentats du 11 septembre aux Etats-Unis. « Il y a trop d'inconnues et d'élements en jeu qui ne sont plus économiques et financiers », juge un opérateur parisien, en parlant « d'éléments psychologiques et politiques », ainsi que du « facteur guerrier et militaire ». Les principaux marchés européens, qui avaient résisté à la panique la semaine dernière, ont terminé hier sur des baisses comprises entre près de 1% et plus de 3%. Au même moment, aux Etats-Unis, l'indice de la bourse électronique Nasdaq gagnait 0,29% et le DJIA, principal indicateur de Wall Street 0,13%. Mais la tendance restait indécise, les investisseurs hésitant entre les niveaux très attrayants des prix des actions et les prévisions d'une baisse du produit intérieur brut pour le trimestre en cours ainsi que les craintes que la confiance des consommateurs américains ne fasse défaut. Les deux indices avaient reculé respectivement de 6,83% et 7,13% lundi. Ce recul a été jugé modéré, compte tenu des événements. Il n'est en effet en rien comparable à celui enregistré le 19 octobre 1987 lors du dernier krach, le Dow Jones ayant alors cédé 22,6%. La Bourse de Moscou a terminé sur une hausse de 2,13%, alors que les investisseurs locaux se disaient confiants dans l'évolution de leur marché. Les principales bourses asiatiques ont également terminé en hausse, ainsi Tokyo, Séoul et Manille, alors que quelques place ont enregistré de légères baisses, ainsi Hong Kong ou Singapour.











