L'évolution positive au Proche-Orient a été obtenue sous la triple pression des États-Unis, du ministre allemand des Affaires étrangères Joschka Fischer et… des événements. Le président George W. Bush s'est félicité de la décision des dirigeants palestiniens et israéliens d'obtenir un arrêt durable des violences. De son côté, le secrétaire d'Etat Colin Powell a qualifié le cessez-le-feu proclamé par le président palestinien, Yasser Arafat, et la suspension des offensives militaires israéliennes de « développements encourageants » porteurs de « promesses ». Il a toutefois souligné qu'il fallait aller plus loin, en renouvelant son appel à des rencontres de haut niveau entre dirigeants, un message à peine voilé à Ariel Sharon pour qu'il lève son véto à une rencontre Peres-Arafat. Les États-Unis ont également rendu hommage à M. Arafat, jusqu'à présent tenu en lisière par la nouvelle administration, qui ne l'a pas reçu une seule fois à la Maison Blanche. M. Arafat « a franchi exactement le type de pas que nous lui demandions de faire », a déclaré le porte-parole du département d'Etat, Richard Boucher. M. Boucher s'est gardé de faire un lien trop direct entre les pressions américaines pour un apaisement israélo-palestinien et la nécessité de donner des gages aux pays arabes pour les inviter à rejoindre la vaste campagne anti-terroriste destinée à traquer les auteurs des attentats de New York et Washington. Les médias allemands relèvent de leur côté le rôle éminent joué par Joschka Fischer. La déclaration de Yasser Arafat en faveur d'un cessez-le feu a été obtenue grâce à une initiative du ministre allemand des Affaires étrangères, a affirmé hier la télévision allemande n-tv. Immédiatement après les attentats du 11 septembre, M. Fischer s'est entretenu avec Colin Powell et ce dernier lui a donné « son feu vert pour qu'il s'occupe d'un cessez-le-feu au Proche-Orient », selon le correspondant de n-tv en Israël, qui cite des sources sûres. M. Fisher a ensuite passé deux jours au téléphone, obtenant que le Haut représentant de l'UE pour la politique extérieure, Javier Solana, et le ministre russe des Affaires étrangères, Igor Ivanov, « pressent » Arafat d'appeler au cessez-le-feu.











