« Dans la guerre mondiale contre le terrorisme islamique, les États-Unis ont placé l'Irak en second dans leur collimateur », écrit le tabloïd Yediot Aharonot, plus gros tirage des quotidiens israéliens, citant des sources militaires. Déjà, la télévision publique avait diffusé les images d'une nouvelle chaîne de télévision américaine - baptisée Liberty - qui a commencé à émettre dimanche en direction du Moyen-Orient dans le but évident de préparer l'opinion publique irakienne au renversement du régime de Saddan Hussein. Ces images télévisées sont toutes centrées sur les exactions commises par les troupes de Saddam Hussein contre les Kurdes, les chiites, au Koweït, ainsi que sur les fiascos du régime irakien. Selon ces mêmes sources militaires à Tel-Aviv, d'éventuelles frappes américaines sur Bagdad entraîneront quasi automatiquement une riposte irakienne dirigée vers Israël. Les Irakiens feront de nouveau usage de leurs missiles à longue portée. Ils en possèderaient une vingtaine. Peut-être plus. On en revient à un scénario connu. Il y a dix ans déjà, les missiles « Scud » irakiens semaient la terreur dans les villes israéliennes pendant la guerre du Golfe (deux morts, des centaines de blessés et des dégâts matériels).
Une analyse inquiétante
Seulement cette fois-ci - et la différence est de taille - Saddam Hussein, poussé dans ses derniers retranchements, menacé de mort, donnerait l'ordre, estime un professeur de l'Université de Haïfa, d'armer ses missiles de têtes biologiques ou chimiques. Ce scénario-catastrophe est pris très au sérieux en Israël. Dimanche et lundi, avant les fêtes du Nouvel An juif, il y avait foule devant les centres de distribution de masques à gaz. Les Israéliens y viennent accompagnés de leurs enfants. Ils seront sans doute encore plus nombreux en fin de semaine. Après la destruction des deux tours new-yorkaises, ils se sentent exposés à tous les cas de figure possibles du danger, même à une attaque à l'arme biologique.











