Après deux « septennats » dans le Pays de Montbéliard, le commandant Jean-Pierre Bajolet prend la direction du service des Renseignements généraux à Pontarlier.
SON professionnalisme et son engagement, sa détermination et son sens inné du contact humain, son expérience et sa ténacité lui ont valu un hommage appuyé de sa hiérarchie. Un hommage pour « l'excellence du travail accompli dans le domaine du renseignement en milieu fermé » comme a tenu à le souligner le patron des RG de Belfort, Roland Perrin qui, s'est fait le porte parole du directeur régional des RG, Jean-Pierre Nicolas, arrivé un peu plus tard dans la soirée. Après quatorze années au commissariat de Montbéliard puis à celui de Valentigney, « deux septennats » comme il se plaît à la dire, le commandant Jean-Pierre Bajolet tire sa révérence. Son pot d'adieux, d'au revoir plutôt, il la fait vendredi soir entouré de ses collègues et amis à l'hôtel de police de la cité des Princes. Un pot sans chichi ni cérémonial à l'image de ce père de famille de 47 ans, préférant le spontané aux simagrées.
Fondateur d'une unité opérationnelle
Vosgien d'origine, Jean-Pierre bajolet a débuté sa carrière à la PAF (Police aux frontières) de Longlaville (près de Longwy) où il a officié pendant dix ans avant de rejoindre le service des renseignements généraux à Montbéliard. D'abord en unité traditionnelle, ensuite en section de recherches. Détaché en 1993 à Valentigney comme chef de groupe, il va y créer une unité opérationnelle spécialisée dans les affaires concernant les étrangers, les mouvements islamistes et fondamentalistes, les groupes politiques extrémistes, les mouvances occultes etc. Une unité qui oeuvre en « milieu fermé ». Jean Pierre Bajolet en sera le fondateur, le pilier et la mémoire, tant il maîtrise parfaitement le sujet. Son unité a travaillé sur de nombreux dossiers sensibles. Notamment sur l'activité militante d'un groupe islamiste révolutionnaire qui avait ses bases dans le pays de Montbéliard. À l'époque, cette affaire avait conduit le ministère de l'Intérieur a prononcé l'expulsion de deux activistes, un imam et un président d'association.
Discrétion
Il est bien évident que les tragiques événements terroristes aux États-Unis n'ont pas laissé insensible le commandant Bajolet. Mais quand on est travailleur de fond et homme du renseignement, on carbure à la… Discrétion. Ce père de deux enfants quitte, donc, une région mais pas sa mission. Le renseignement demeure son carburant moteur. Le commandant Bajolet est, en effet, nommé chef de poste aux renseignements généraux à Pontarlier. Alors, longue et bonne route au pays du fameux… Pontarlier !
Après dix ans à la Police aux frontières, quatorze ans aux Rensei- gnements généraux à Montbéliard, le commandant Bajolet est nommé chef de groupe aux RG à Pontarlier.
Françoise Jeanparis











