L'hôpital de Sélestat et le centre Salem à Aubure ont ouvert un hôpital de jour pour les personnes âgées. Un système qui permet aux patients de continuer à vivre chez eux.
On sait comme il est difficile pour beaucoup de personnes âgées de devoir être placées en hôpital. L'angoisse de ne plus pouvoir retourner chez soi est forte. C'est pourquoi l'établissement de Sélestat et le centre de moyen séjour gériatrique Salem à Aubure ont ouvert ensemble un hôpital de jour, situé dans le nouveau pôle gériatrique de Sélestat. Fonctionnant depuis février, la structure a dix places et est ouverte du lundi au vendredi. « Les patients arrivent à 9 h et sont pris en charge aussi bien pour des soins que pour des activités thérapeutiques, des examens… Ils repartent vers 17 h. Selon les besoins, une personne peut venir tous les jours, ou une voire deux fois par semaine », expliquent les docteurs Marie-Josée Pfeiffer, médecin gériatre de l'hôpital, et Michel Hug, médecin-chef du centre de Salem, responsables de la structure. L'hôpital de jour permet le maintien à domicile des personnes âgées tout en leur assurant les soins d'un hôpital. Ses missions sont multiples : bilan gérontologique, soins de rééducation lourde, conseils en matière sociale, prise en charge du soutien lors de troubles cognitifs (perte de mémoire, etc.). Une dizaine de personnes, personnel médical et paramédical, travaillent dans la structure, à plein temps ou mi-temps. S'ajoutent à cela les renforts de consultants en neurologie et psychiatrie, des kinésithérapeutes et ergothérapeute, ou encore des vacations du neuropsychologue de Salem. Et les patients peuvent aussi avoir recours au plateau technique de l'hôpital.
Cela permet de respecter le rythme de vie de la personne
« L'avantage de la structure est de pouvoir respecter le rythme de vie de la personne et d'éviter les inconvénients liés à une hospitalisation complète », reprennent les médecins. Ainsi, cela peut être une prise en charge courte lors d'un problème ponctuel à résoudre (empêchement temporaire de la famille, par exemple) ou plus longue lorsque l'autonomie de la personne chez elle ne peut plus être garantie. Ainsi le cas de cette octogénaire qui ne pouvait plus s'occuper elle-même de son mari ; la prise en charge de celui-ci a été faite par l'hôpital de jour. « Chaque cas est particulier et nous adaptons les soins chaque jour, suivant les besoins de la personne. » La structure travaille en collaboration avec les médecins : « La personne doit obligatoirement nous être adressée par son médecin traitant, et celui-ci reste en permanence son référent, afin de ne pas la désorienter », précisent Éric Heller, directeur de l'hôpital, et Gérard Engel, directeur de Salem. En-dehors du « plus psychologique » pour le patient que constitue le maintien à domicile, l'hôpital de jour a également un avantage non négligeable : son coût est inférieur de moitié ou du tiers à une hospitalisation classique. « D'autre part, les personnes âgées acceptent plus facilement de venir chez nous, justement parce qu'elles ont la garantie de dormir chez elles. Cela permet une prise en charge précoce de leurs problèmes, et donc peut éviter une crise qui obligerait à une hospitalisation lourde et coûteuse. »
Durant la journée, les personnes ont des activités théra- peuthiques.
Dominique Gutekunst











