« C'est l'ensemble des valeurs auxquelles les pays libres et démocratiques sont attachés qui était visé », insiste Jean-Marie Bockel à propos des attentats aux USA dans une déclaration liminaire, hier soir au conseil municipal de Mulhouse. Le maire avant de faire observer une minute de silence en hommage aux victimes du drame américain, relie ces faits à la réalité mulhousienne qui comporte « une importante présence musulmane, elle-même d'ailleurs fort diverse dans ses origines, sa culture, ses aspirations ». Il déplore « dès le soir des attentats, des réactions inadmissibles chez certains : alors que quelques groupes isolés ont pu manifester bruyamment leur satisfaction face à ces événements tragiques, on a également relevé des réactions de rejet à l'encontre des musulmans installés dans notre ville. Un certain nombre de tracts à connotation raciste et xénophobe, pratiquant l'amalgame entre terrorisme et islam, ont ainsi été distribués à travers la ville ». Le maire promet d'éventuelles suites judiciaires et incrimine par la suite le MNR. Des contacts en cours avec les représentants des cultes présents à Mulhouse devraient aboutir prochainement à une démarche commune. Alors que Solange Lazare (UDF) aurait souhaité une manifestation officielle encore plus forte de la solidarité mulhousienne, Auguste Bechler (PCF) refuse que la réponse au terrorisme « reste suspendue à des décisions prises à la Maison Blanche ». Pour Gérard Freulet (MNR) « l'islamisme réussit à gangrener l'islam même à Mulhouse ». Henri Metzger (Solidarités-Ecologie), qui fut dans les années quatre-vingt médecin avec l'Aide médicale international en Afghanistan, rend hommage au commandant Massoud et espère « qu'il n'y aura pas une réponse au mal par le mal ». Le second débat animé de cette séance porte sur l'adaptation du stationnement payant — en matériel et en tarifs — au passage à l'euro.











