Treize conseillers municipaux de Chenebier sur quinze étaient présents à la séance de rentrée présidée par le maire Lionel Hénisse. En préambule, le maire parla des événements d'Amérique et invita à respecter une minute ee silence. Aussitôt, Henri Croissant fit remarquer «que cet événement était surmédiatisé par rapport à d'autres drames qui le furent peu ou pas». Et de citer le Rwanda où on estime à 600000 le nombre de morts en continuant : «C'est une mode…». Le conseil observa tout de même un instant de recueillement, le maire la présentant comme un instant de lutte contre «tous les terrorismes». EAUX TROUBLES. - Le maire a parlé des problèmes qui se produisent dans la distribution de l'eau potable. Il semble qu'à certains moments, l'eau coule rouge aux robinets, incitant les administrés à ne plus l'utiliser comme eau de boisson et à émettre des réserves quant aux autres usages de l'eau. Le maire transmettra ces doléances au président du syndicat des eaux de Champagney, à présent propriétaire du réseau de Chenebier. On a reparlé aussi des travaux qui avaient été prévus : remplacer la conduite de la Grand'rue avant confection de trottoirs. Promis par des représentants du syndicat, ils n'ont pas été diligentés ensuite. NUISANCES MULTIPLES. - Comme à chaque réunion, on a évoqué la divagation des chiens. Malgré les procès-verbaux établis, les mêmes chiens continuent à divaguer dans le village et on ne sait plus quoi faire... Seconde récrimination des conseillers vis-à-vis du maire officier de police judiciaire : des personnes brûlent allègrement leurs ordures, sans s'occuper des fumées et des odeurs qui nuisent à l'environnement. Enfin, et c'est plus grave : la forêt communale et l'autre est sillonnée de motos dont le bruit et la présence nuisent non seulement à la faune locale, mais aussi aux personnes demeurant non loin qui ont à subir des heures de passages incessants. Un conseiller municipal chasseur fait remarquer que, parfois, la tension est au paroxysme et qu'il se pourrait bien qu'il y ait des gestes justifiés par les nuisances sonores... La Gendarmerie et les gardes de l'ONF seront invités à verbaliser : les engins de motocross ne sont admis que sur circuits bien définis. LE PLAN D'EAU. - Sur la «prairie communale» en cours d'aménagement, on a créé un plan d'eau par dérivation du ruisseau existant à proximité. Cette dérivation était prévue à l'air libre, les édiles ont préféré la voir couverte. Le busage ainsi effectué impose une révision des prix du marché, à hauteur de 38.448F. Et comme il y a eu du coup plus de terrain accessible, on a décidé de faire engazonner tout l'espace aménagé, 4174m2 au lieu de mille. Là aussi, il y a un surcoût qu'on essaiera de négocier et qui se monte à 39.602F. Le conseil a accepté de couvrir ces dépenses imprévues. On songe aussi à continuer l'aménagement de ce site: un parking pourrait être créer; on a parlé aussi lors de la campagne électorale d'une maison de retraite. Le mot est prononcé lors de la réunion, mais cela reste au stade de projet (à suivre).











