Dans un bel ensemble, les jurés des grands prix littéraires d'automne (Goncourt, Renaudot, Médicis, Femina) avaient « oublié » en 1998 le livre indiscutable, « Les particules élémentaires » de Michel Houellebecq. L'auteur était, il est vrai handicapé par le fait que son éditeur (Flammarion) ne fait pas partie du « cercle » Gallimard-Grasset-Le Seuil-Albin Michel. Qu'en sera-t-il cette année avec « Plateforme », nouvelle réussite incontestable ? Côté éditeur, rien de mieux, bien au contraire, depuis que Flammarion a été racheté l'année dernière par un groupe italien. Et les autres, alors ? D'anciens lauréats sont en première ligne pour le Goncourt : Marc Lambron (Grasset) et Pierrette Fleutiaux (Actes Sud) qui ont déjà eu le Femina, ou Raphaëlle Billetdoux (Albin Michel) et Guillaume Le Touze (Actes Sud) qui ont décroché par le passé le Renaudot. Ne pas oublier non plus Richard Millet et Jean-Christophe Ruffin (Gallimard, éditeur qui a obtenu le Goncourt l'année dernière), Marc Trillard (Phébus), Michèle Gazier (Seuil)… et une impressionnante rentrée chez Stock où Michel Del Castillo, Michel Braudeau, François Taillandier, Luc Lang peuvent décrocher quelque chose, excusez du peu ! Cela dit, les favoris ne seront pas forcément à l'arrivée cette année, 2001 inaugurant la nouvelle alternance entre les prix. Le Goncourt, traditionnellement le premier (et donc prioritaire dans ses choix) à être décerné, ne l'est plus désormais qu'une année sur deux. Cette année, le Médicis et le Femina seront attribués les premiers. Que nous réserve cette formule ? Réponse début novembre. J.L.











