Exincourt fut par le passé une commune riche en sources et en fontaines. L'une d'entre elles qui existe encore, « La Malatière » était considérée comme la source de l'espoir par les lépreux.
LA COMMUNE possédait cinq fontaines et de nombreux puits; on recensait les fontaines du « Village » appelées aussi fontaines du milieu, de la centrée ou grande fontaine, détruite vers 1948 pour le lavoir et 1953 pour la fontaine; la fontaine du haut village, face au temple, a été détruite et sa source tarie vers 1963, et la fontaine de Champagne -lavoir pour les habitants du quartier- a été détruite après la dernière guerre. Quant aux sources, la Chambrotte coule encore et ses eaux rejoignent le réseau d'assainissement et la fontaine de la Malatière. Cette dernière n'existe plus, elle fut démontée en 1959, et beaucoup d'Exincourtois s'en souviennent avec beaucoup de nostalgie, comme André Di Giacomo, résidant depuis plus d'un demi-siècle à proximité de la source. Si les éléments qui la composaient ont disparu, la source existe encore, dans un cadre idyllique, ombragé et verdoyant, un endroit calme et serein comme il en existe encore quelques-uns au sein de la commune.
Une eau aux qualités particulières
« La fontaine de la Malatière située à proximité du lieu-dit « Es Meser », précise André Di Giacomo, est réputée paraît-il pour ses facultés à guérir de la lèpre, véritable source de l'espoir pour les malades, mais n'existe malheureusement plus». Elle fut démontée fin 1959, la source encastrée dans une petite combe derrière la maison communale existe toujours; elle fut rénovée par les employés communaux en 1976, et régulièrement entretenue depuis. «Cette source, poursuit André, ne s'est jamais tarie, son eau est toujours fraîche quelle que soit la température ambiante, et malgré toutes les recherches effectuées à ce jour, personne ne connaît sa provenance». Durant les années de grande sécheresse, les habitants du village sont venus s'y approvisionner, car elle ne tarit jamais. De nombreuses personnes viennent tous les jours encore s'approvisionner à la source et des pêcheurs continuent à y « entreposer » leurs poissons appâts... « Cet endroit, conclut l'adjoint au maire, est vraiment un des plus beaux sites de la commune, calme et reposant, et pour le protéger, deux barrières en interdisent l'accès aux véhicules à moteurs et autres cycles ». Pour s'y rendre, empruntez la rue du Breuil, depuis la Grande Rue, que vous suivez jusqu'à son extrémité, le chemin d'accès à la source de « La Malatière » est dans son prolongement.
Rénovée par les employés communaux en 1976, la source qui ne se tarit jamais, entourée de fleurs et de verdures, est constamment entretenue
Claude Barth











