Vacances d'été, étudiants en congés ne signifient pas cités U vidées. Explications.
SI LES 414 logements en studio du campus mulhousien affichent un taux d'occupation de 80 %, ça ne signifie pas qu'il y ait foule : beaucoup d'étudiants gardent leur logement en été sans pour autant l'occuper. En revanche, en plein mois d'août, 170 personnes vivent dans les deux cités universitaires : le bâtiment A, en face du stade nautique, et son homologue, le C, perché au bout de la rue des Frères Lumière. « Depuis deux ans, les deux cités restent ouvertes. Même si on ne remplit pas les 304 chambres disponibles, cela correspond à une présence estivale accrue des étudiants sur le campus », explique Jean-Gabriel Perchey, responsable du service vie étudiante et logement au centre local des oeuvres universitaires et scolaires (Clous) de Mulhouse. « La grande majorité des occupants actuels sont des étudiants, de la région ou d'ailleurs, restés sur place ou venus pour travailler chez Peugeot principalement ». Il y a aussi les étudiants étrangers. Ceux qui ne peuvent rentrer chez eux en raison de l'éloignement de leur famille. Ceux qui, comme les étudiants Erasmus, prolongent leur séjour de découverte de la région. Sont également restés les étudiants en stage et une partie des étudiants de troisième cycle qui travaillent leurs thèses.
Tarification différente
« En fonction des places disponibles en juillet et août, nous avons la possibilité d'héberger des non-étudiants. La demande peut être faite à titre individuel ou par le biais d'un organisme faisant l'interface, une agence d'intérim par exemple. L'an dernier, à la demande du centre sportif régional, nous avions ainsi hébergé une centaine de cyclotouristes qui participaient à un rallye. Pour ces derniers, la tarification est différente », précise Jean-Gabriel Perchey. Le loyer, non subventionné puisqu'il ne s'agit pas d'étudiant, est plus élevé. Cette ouverture estivale, entamée il y a une dizaine d'années et progressivement étendue aux campus français, répond à une « plus forte mobilité » des étudiants. Elle implique bien évidemment des contraintes en terme d'organisation : personnel supplémentaire pour assurer la surveillance et l'entretien des bâtiments. « Mais rien de fondamentalement différent du reste de l'année, indique le responsable du service. Si ce n'est un emploi du temps moins chargé et des étudiants un peu plus libres ».
Même en plein mois d'août, la vie continue sur le campus. 170 personnes vivent dans les deux cités universitaires : le bâtiment A, en face du stade nautique, et le C, perché au bout de la rue des Frères Lumière.
Serge Réalini











