En raison du ralentissement de la croissance, les douze ministres des Finances de la zone euro ont approuvé, début juillet, un assouplissement pour cette année et la suivante des critères de rigueur budgétaire qu'ils s'étaient fixés. « Les ministres se sont penchés sur le chapitre du Pacte de croissance et de stabilité, qui dit que tous les États membres doivent veiller à ce que les soldes budgétaires, corrigés des variations conjoncturelles, doivent se rapprocher de l'équilibre ou d'une position excédentaire », a fait savoir hier Marc Maréchal, chef de cabinet adjoint du ministre belge des Finances Didier Reynders. « Cela implique automatiquement que, si la conjoncture se détériore -ce qui semble le cas-, les soldes budgétaires nominaux, avant correction, peuvent se détériorer, ou du moins s'améliorer moins vite que prévu ». Cette discussion au sein de l'Eurogroupe, l'instance informelle actuellement présidée par la Belgique et réunissant les ministres des Finances de la zone euro, avait pour objet d'examiner les difficultés à tenir les objectifs budgétaires dans un contexte de détérioration de la situation conjoncturelle.











