Chez Seat, le sport commence très tôt. Ainsi, l'Arosa s'offre-t-elle l'excellent 1.4 essence de 100 ch déjà vu sous d'autres capots VAG. C'est tout petit (3,55 m), assez peu habitable, du moins à l'arrière, sautillant dès que la chaussée se fait moins douce, mais craquant au possible, vif et maniable en diable et pour tout dire très excitant à conduire. Le comportement dynamique est parfaitement sain, l'auto sous-vireuse mais facile à mettre en dérive, le freinage excellent et le confort, somme toute moins pire que redouté. Un seul défaut, le prix : 88 990 F, c'est un peu cher même si l'équipement est riche et la qualité réelle. Un cran au-dessus, l'Ibiza Cupra (et son peu excitant dérivé 3 volumes 2 portes Cordoba) ne manque pas non plus d'intérêt, ne serait-ce qu'en raison d'un rapport prix-performances explosif, rarement vu dans cette catégorie des compactes (3,87 m). Avec les 156 ch du 1.8 turbo essence de la Golf, de l'Audi A3 et de la Skoda Octavia pour moins de 120 000 F, l'Espagnole déménage comme Madrid en pleine movida mais l'Ibère n'est pas au point. Quoique rigidifié et solidement maintenu et bardé de béquilles électroniques, le train avant moteur a du mal à encaisser la cavalerie et surtout les 210 Nm de couple et la conduite manque cruellement de précision, exigeant une concentration de tous les instants. On frémit en songeant à la version Cupra R traction de 180 ch ! Reste le freinage, très puissant, la présentation sympathique et l'équipement très complet.
Dans sa version Sport, l'Arosa 100 CV affiche discrètement la couleur contrairement aux autres Seat sportives et leurs appendices aérodynamiques.
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