TDI qui pulsent, traction intégrale et joli V6 : les Seat changent de rythme et s'en vont taquiner le chrono. Ferdinand P. a été entendu.
LÈSE-MAJESTÉ ? É quipée du même V6 de 204 ch et de la même traction intégrale, une Seat Leon est globalement supérieure à une… Golf. Et pourtant moins chère de 20 000 F au moins. Pas mieux finie, loin de là, pas mieux équipée, pas spécialement plus belle et même assez nettement moins tendance : simplement plus efficace. Bâtie sur la même plate-forme que sa cousine germaine, l'Ibère semble en avoir pris la vraie mesure et ses trains roulants, mieux réglés et évidemment sous assistance électronique (antipatinage, régulateur de stabilité), en assurent une exploitation optimale quand la Golf hésite entre sport et confort et s'emmêle un peu les pinceaux. Bref, cette Leon Cupra 4, la Seat de série la plus puissante jamais construite, est une vraie réussite et symbolise avec brio la volonté du constructeur espagnol de proposer de vrais produits sportifs à des tarifs abordables. On n'ose penser à la future Leon traction de… 210 ch en cours de mise au point par l'équipe Seat Sport et qui devrait s'en aller taquiner une autre cousine germaine, plus huppée encore, l'Audi S3, ses 210 ch et ses quatre roues motrices, le tout emballé pour 235 000 F, prix d'ami. Les Ibères ont bien reçu le message de Ferdinand Piech, l'insatiable patron de Volkswagen AG : Seat doit devenir l'Alfa Romeo du groupe. Du tempérament sous une jolie robe… virilisée pour (presque) toutes les bourses : de 88 990 F pour une Arosa 100 ch -là, tout de même, c'est un peu cher- aux 181 900 F d'une Leon Cupra 4 en attendant les probables moins de 200 000 F de la version R. On ne s'étonnera donc pas de trouver du diesel dans cette gamme « sportive » : le TDI 150 injecteurs-pompes et ses 320 Nm de couple (270 pour la V6) ont le caractère exigé et du reste Seat n'hésite pas à le proposer dans une Leon Cupra 4 copie conforme de la V6, jusqu'au prix. Les grands rouleurs apprécieront l'épatant rapport prestations-consommation, magnifié par la boîte manuelle à 6 rapports, mais les vrais amateurs de belles mécaniques n'hésiteront pas longtemps : même (nettement) plus gourmand et plus taxé (14 CV contre 9), le V6 a d'autres vertus, qui parlent aux oreilles et aux tripes. Les deux autos ont évidemment le confort un peu rude mais on a vu pire. Redoutable freinage (ABS + EBD), à la hauteur des prestations dynamiques de ces deux authentiques sportives 4 portes, bel équipement avec notamment quadruple airbag, sièges Recaro, climatisation et jantes alu de 17 pouces…
Moins extrême, la Toledo s'accommode parfaitement de cette mécanique TDI que son seul train avant moteur parvient à domestiquer sans trop de bobos même si les réglages du châssis privilégient le confort.
Dopée au turbo et assagie à la traction intégrale, la Seat Leon devient une authentique sportive de haute volée ; pour (beaucoup) moins cher qu'en face, chez Volkswagen et Audi…
C'est un peu lourd mais efficace, pas trop bruyant et globalement confortable, assurément un des meilleurs choix pour qui cherche une berline familiale 4 portes bien équipée et performante. A partir de 154 990 F en finition Sport (8 CV). Seat a également prévu l'essence : en l'occurrence le 2.3 V5 porté à 170 ch, puisé, lui aussi, dans l'immense banque d'organes VAG et marié à une boîte manuelle à 5 rapports. Facturé 162 990 F (11 CV) en unique version luxe Gran Via, l'engin est cette fois très bourgeois de fréquentation, pas plus efficace mais autrement plus silencieux et dépourvu des vibrations affligeant le TDI 150. Évidemment la consommation n'est pas la même : autour de 10 litres quand le diesel en reste à 8 litres. A ce propos, une Leon Cupra 4 de 204 ch exigera peu ou prou 11 litres sans jouer les Auriol. Et l'immense monospace Alhambra, que Seat n'a pas hésité à gonfler au V6 (avec boîte manuelle 6, automatique séquentielle 5 ou… transmission intégrale) au moins 12, 5 litres. Drôle d'engin qu'icelui, bien plus vif et maniable que ses mensurations en augurent mais y a-t-il vraiment un marché pour un monospace ainsi motorisé et affiché, tout de même, 203 000 F en version V6 de « base » ? On imaginerait plutôt le TDI 150 sous le capot (avec la boîte automatique séquentielle Tiptronic) mais on sait VAG est en délicatesse avec ses approvisionnements…
Avec 204 ch, la Leon Cupra 4 est la Seat la plus puissante jamais construite en série ; en attendant la version traction Cupra R de 210 ch ! L'esthétique de l'objet augure d'un solide tempérament…
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Moins sportive malgré ses 170 ch, la Toledo V52.3 joue la carte du confort bourgeois.
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Cadrans à fond blanc, pédalier alu, volant cuir…, la présentation intérieure de la Cupra 4 annonce la couleur. C'est de bonne qualité.
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