Décibulles 2001, avec 7 000 entrées et un groupe phare de la scène française, Matmatah, a joliment fêté ses dix ans, à Neuve-Eglise.
RECORDS. La cuvée 2001 de Décibulles devait être exceptionnelle. Selon les organisateurs, elle le fut. Avec 7 000 entrées, le festival a battu tous les records : record d'affluence, record du nombre de groupes. PLUIE. Une seule averse a perturbé la soirée, le samedi. « Mais elle fut aussi brève qu'intense », souligne Olivier Dontenville. RUMEURS. Elles allaient bon train, ces derniers temps, dans la vallée et au-delà. Ce sera-t-y Matmatah ? Ce sera-t-y pas ? Ou Rita ? Pour brouiller les pistes, on entendait aussi parler de Noir désir. Certains, samedi soir, ont donc été déçus. Mais pas les autres, ravis de voir le groupe qui semble passer son été dans le grand Est. Il sera ce week-end aux Eurockéennes de Belfort, puis en août à la Foire aux Vins de Colmar. COULISSES. L'une des raisons pour lesquelles le groupe surprise ne pouvait être annoncé, c'est que les Eurockéennes de Belfort font signer à leurs artistes un contrat d'exclusivité. Pas moyen donc, d'annoncer que le groupe se trouvait une semaine avant, à 100 km de là. Mais l'association Décibulles voulait aussi et surtout offrir un beau cadeau à ses festivaliers. PUBLIC. Un monde fou, fou fou. Le samedi, les portes étaient ouvertes vers 18 h, il ne restait que quelques places à vendre qui sont parties comme des petits pains. Tous les moyens étaient bons pour passer, quitte à sauter par-dessus des barrières. CAMPING. Lui aussi était plein, puisqu'avec un tarif attractif, les festivaliers sont restés les deux soirs. VENDREDI. Grand Popo football club ne fut pas à la hauteur espérée. Imaginatifs, grands improvisateurs, les deux «dj», Ariel Wizman et Nicolas Errera n'étaient pas en forme, à Neuve Église. Ils n'ont pas su mettre le feu. Mais Red Cardell, lui, qui revenait dans la vallée, a été très bien accueilli, et su conquérir les festivaliers. Idem pour radio 777 et Masnada. SAMEDI. Avec Em remes sini band, un petit air alsacien était donné. Puis Phoenix, Maximum Kouette et la Rue Ketanou, le samedi démarrait fort. Tous ont su chauffer le public ultra nombreux en attendant la vedette mystérieuse. ANNONCE. Comme d'habitude, l'organisateur a annoncé le groupe. Du style « Et le groupe surprise, c'est… » Et là, suspense, le feu d'artifice commençait. Matmatah arrivait juste après. BÉNÉVOLES. Pendant les deux jours, 150 bénévoles ont aidé à organiser toute la fête. Une trentaine ont aidé pendant les deux semaines précédentes. Après la fiesta du dimanche soir, entre membres de l'association, ils n'étaient qu'une quinzaine pour finir de tout ranger.
Matmatah, on se doutait que ce serait lui, le groupe surprise.
Photos Jean Luc Schmitt et Estelle Schweigert
La rue Ketanou, et un instrument de retour sur les scènes de rock.
Grand Popo Football-club, vedette du vendredi soir.
Red Cardell, le retour. La musique celtique a bien sûr beaucoup plu.
La rue est à eux. La scène aussi. La Rue Ketanou a mis le feu.
Un public ravi, conquis. Qui devra néanmoins attendre 2002 pour revoir Décibulles.











