Les pompiers ont bataillé pendant trois heures pour venir à bout de l'incendie.
SUR LA DÉCHARGE de Champagney, lieudit « le Theurey », une société de Saône-et-Loire est en train d'expérimenter une station de traitement des déchets verts et de déchiquetage des vieilles palettes pour les chaufferies industrielles bois. Quand le temps était à la pluie, cela ne posait aucun problème et la fermentation était accélérée. Avec la sécheresse, tout a changé. Et un banal feu simple hier matin, comme il s'en est produit un à la décharge de Ronchamp lundi dernier, s'est propagé à la montagne de déchets verts. Cela n'aurait eu que des conséquences limitées si, comme à la décharge de Ronchamp, il y aurait eu, à proximité, une borne à incendie. Les employés de la société Bioval auraient eu raison du début d'incendie en quelques secondes. Mais la borne à incendie la plus proche se trouve à 550 mètres. Si bien qu'il a fallu appeler les pompiers de Champagney qui ne pouvaient rien avec le camion-citerne de 3 000 litres. Des renforts on été demandés, qui sont venus de Héricourt (un camion-citerne de 3 000 litres) et de Vesoul (un camion citerne de 12 000 litres). Une noria a été établie et, avec l'aide de la pelleteuse en place, en trois heures de temps en plein soleil, les pompiers sont venus à bout du sinistre. On s'est aperçu que la décharge, qui occupe deux ouvriers, ne peut même pas être équipée d'un simple robinet d'hygiène, et encore moins de sanitaires. Une situation pourtant peu plausible en 2001.











