Au plan dynamique, l'Avantime alterne le bon et le moins bon. Plus bas qu'un Espace, posé sur des voies plus larges et des pneumatiques tip-top (16, 17 ou 18 pouces), le Renault affiche un comportement routier très intéressant, bien moins pataud qu'un monospace avec assez peu de mouvements de caisse. Au prix, toutefois, d'un confort de roulement sensiblement dégradé et d'une sensibilité exacerbée aux imperfections de la chaussée. La faute à l'amortissement trop « sportif » ? Aux pneumatiques taille basse ? Un Coupé 406 Peugeot, un de ses rivaux potentiels, est en tout cas plus confortable mais bien sûr moins habitable. L'ABS (avec amplificateur) et le régulateur de stabilité ESP sont de série. Bien motorisé avec le V6 trois litres 24 soupapes de 210 ch, l'Avantime est certes agréable à mener mais le poids conséquent (1800 kg en état de marche) et l'aérodynamisme quelconque pénalisent la consommation (10 litres mini) et les performances au moins autant que la boîte mécanique aux 6 rapports mal étagés. Promise pour bientôt, la transmission automatique séquentielle sera la bienvenue. De même, Renault annonce pour la fin de l'année deux autres motorisations : l'inévitable turbodiesel, un dCi de 150 ch et un inédit quatre cylindres essence turbo basse pression de 165 ch qui ne devrait pas être très loin du V6 en terme d'agrément tout en consommant moins. Dans l'ensemble des mécaniques de bonne facture mais un concept comme l'Avantime mérite mieux, ne serait-ce que pour l'image.











