Une mise en scène impressionnante et l'enthousiasme du public pour la comédie musicale d'Elie Chouraqui.
A cinq reprises ce week-end, après un « tomber » de rideau surprenant, la scène du hall Rhenus s'est ouverte sur un décor de temple égyptien imposant pour les représentations de la comédie musicale « Les Dix Commandements » d'Elie Chouraqui et Pascal Obispo. Ecrans géants, décors mobiles (les mêmes qu'à Paris, a tenu à préciser le producteur), une troupe de danseurs et acrobates omniprésents, signent ce spectacle imposant dans sa mise en scène. L'histoire de Moïse en treize tableaux, depuis son sauvetage des eaux jusqu'au départ du peuple hébreu, libéré par le pharaon, est soutendue par la musique de Pascal Obispo qui prend toute son ampleur dans la seconde partie avec des airs déjà très connus par l'album sorti avant le début de la tournée, comme celui du peuple qui crie sa liberté « Libre », où les artistes descendent dans la salle, ou encore l'émouvant « Mon frère » et surtout le final « Envie d'aimer ». Plus d'une cinquantaine d'artistes sont sur scène, dont les têtes d'affiche Daniel Lévi (remplacé pour les premières représentations à Strasbourg) dans le rôle de Moïse, Ahmed Mouici dans celui de Ramsès, Yael qui compose le personnage de Myriam, Ginie Line (Nefertari), Nourith (Séphora), tous excellents, même si l'excès dans les sons aigus gêne parfois l'audition. Les costumes signés Sonia Rykiel sont superbes et les danseurs-acrobates époustouflants de virtuosité. Le public, un peu tiède au début, va devenir plus généreux en applaudissements tout au long du spectacle pour exprimer tout son plaisir au final et demander un bis qui lui sera offert sous forme d'« Envie d'aimer », titre-phare de cette comédie musicale. Après « Notre-Dame de Paris » et « Les Dix Commandements », Strasbourg attend « Roméo et Juliette », l'autre grand spectacle à voir actuellement.











