La fête vinique organisée ce week-end par les Bienheureux du Frankstein a su faire oublier le mauvais temps à ses participants.
Tartiflette et vins d'Alsace font bon ménage, à Dambach-la-Ville. Démonstration fut faite ce week-end encore, lors de la manifestation Pierres et vins de granite, organisée par la confrérie des Bienheureux du Frankstein. Le mauvais temps n'a pas eu raison du nombre de visiteurs, qui se sont pressés de bonne heure sur la place de la mairie, dimanche, pour visiter les stands et humer la bonne cuisine des Savoyards invités pour l'occasion. Dans la salle de la Laube, les dégustateurs découvraient aussi les crus du village, promenant leur verre d'un producteur à un autre. « Moi, je pense qu'à la fin de la matinée, il y en a qui auront un petit coup dans le nez…», observait une dame, venue de la Champagne, et qui prenait elle aussi plaisir à goûter. « Celui-là est bon, il est sucré. C'est vrai que le vin peut avoir des goûts différents… » Danses, tombola devaient aussi agrémenter la journée, qui se voulait gastronomique, ludique, mais aussi culturelle. Devant la mairie, on pouvait voir un mosaïste à l'oeuvre, à côté d'un tailleur de pierre. Dans les salles de la mairie, les dessins de Jean Risacher côtoyaient les photos botaniques d'Yvette Beck-Hartweg: « Ces photos venaient compléter la balade botanique organisée samedi avec le spécialiste Michel Hoff, précise-t-elle. Il y a eu beaucoup de monde, ce qui prouve l'intérêt des gens pour la flore. Dans les zones granitiques, elle est assez spécifique ». La plantation de la vigne, elle aussi, a été bien suivie, réunissant les nouveaux habitants qui ont marqué leur arrivée en plantant un cep. Pluie, froid, rien ne les a découragés. « L'un des viticulteurs avait apporté de quoi se rincer les mains. Quelle surprise quand on a senti de l'eau chaude. On pensait tous qu'elle serait glaciale. Ça, c'était sympa ! », raconte Yvette Beck-Hartweg. A l'étage de la mairie, Frère Albert exposait le fruit de ses recherches sur les ours, animal fétiche de Dambach-la-ville. Articles, chronologies, photos, récits, ce riche exposé permettait d'apprendre que le dernier ours des Vosges fut sans doute abattu en 1830. Le facteur d'orgue Andreas Silbermann a lui aussi entendu parler des ours, chassé en 1755 dans les forêts environnantes. Les montreurs d'ours étaient eux aussi mentionnés, rappelant les si mauvaises conditions de vie de ces animaux transformés en bêtes de foire et souvent maltraités. On retrouve l'ours dans la toponymie des villages, dans l'héraldique, dans les sculptures des églises. De quoi peupler l'imaginaire des enfants et des adultes. À côté, les peintures de Claude Babinger rappelaient que le thème central de ces journées était bien la vigne. Les tableaux, peints avec du vin, ont gardé le tanin et les jolies formes du raisin et des feuilles de vigne. Ce qui donnait envie de retourner salle de la Laube pour y goûter la saveur de ces fruits.
La salle de la Laube s'est transformée, ce week-end, en vaste salon de dégustation.
Photos VV
La tartiflette n'est pas la seule spécialité savoyarde. On peut aussi manger des diots, une sorte de saucisse.
L'usine Labonal avait installé une machine sur son stand. On pouvait donc voir comment se fabriquent des chaussettes. Une paire à l'effigie du village a même été éditée pour l'occasion.











