À l'image de Geppetto et Pinocchio, le bois toujours vivant dans le coeur et entre les doigts de l'ancien menuisier de Montbouton a permis de faire revivre une fantastique page d'histoire. Grimaldo, la marionnette de Marcel Gremillet s'est animée pour la première fois en public samedi, à la salle de la Familiale du village, à l'occasion de la 25e marche populaire, et en avant-première devant l'objectif de notre correspondant. Depuis qu'il est en retraite, Marcel Gremillet s'est beaucoup investi dans les activités de la commune : il est notamment président et membre fondateur de l'association des « Amis de Montbouton » et il participe régulièrement à des opérations ponctuelles telles que les illuminations des fêtes de fin d'année et le fleurissement. Mais dès que son amour pour son noble métier le rattrape, il remet en marche ses chères machines. C'est ainsi que vient de sortir sa nouvelle création : « Grimaldo ». « C'était un vieux morceau de noyer que j'avais acquis en 1960 auprès de Mme Cuvier à Beaucourt, raconte le maître. J'ai eu cette idée et, dès lors, chaque fois que j'avais quelques heures devant moi, j'avançais tout en cogitant (même la nuit) sur les méthodes d'assemblage. Tous les éléments sont remplaçables individuellement, même les axes en bois, et il n'y a aucune partie métallique dans cet ensemble. Le plus délicat était d'avoir des longueurs de jambes au millimètre près afin que l'articulation pédales-pédalier-genoux-hanches soit au top pour ne pas déséquilibrer l'ensemble vélo-cycliste. Pour le peaufinage complet de l'équilibre, je ne pouvais compter sur l'usure des semelles du cycliste », commente le maître. Toujours est-il que Grimaldo a fait de nombreux tours de pédalier et ébahi bon nombre de visiteurs. Que va-t-il se passer maintenant ? S'achemine-t-on vers une BD ou un petit film ? « Le réalisateur n'en sait fichtre rien pour l'instant », conclut Marcel Gremillet, un rien stupéfait de son oeuvre et particulièrement de ce mécanisme aussi précis qu'un mouvement d'horlogerie.
Pour Marcel Gremillet, l'histoire est un éternel recommencement.
JFV











