Pour motoriser la C5, Citroën ne s'est pas contenté de puiser dans la banque d'organes PSA. La voiture étrenne en effet un deux litres essence à injection directe reprenant la technologie GDI de Mitsubishi et fonctionnant en mélange pauvre pour consommer moins donc polluer moins. Le constructeur promet un gain de 10 % en consommation par rapport au classique deux litres à injection indirecte, mais on n'est pas obligé de le croire : menée bon train mais pas trop sur un parcours très roulant et grimpant fort, la C5 HPI a dépassé allégrement les onze litres quand Citroën annonce une moyenne de 7,5 litres. Il n'y a pas de miracle : la C5 est lourde et le HPI n'offre rien de mieux en terme de puissance (143 ch au lieu de 138 ch) et de couple (192 Nm à 4000 t/mn contre 190 Nm à 4100 t/mn) que le deux litres 16 V. Il paraît même moins disponible à moyen régime tout en rechignant à prendre des tours. Bref, déception mais il est vrai que Mitsubishi et Renault (IDE) n'ont pas fait mieux et très visiblement, l'injection directe essence est encore balbutiante. On préférera donc le bon « vieux » deux litres classique d'autant que le HPI n'est disponible qu'en finition haut de gamme Exclusive à 168 000 F quand le 2.0i 16 V démarre à 146 000 F en SX. Et si l'on passe rapidement sur le trois litres V6 de 210 ch, agréable mais gourmand, le 2.2 HDI de 136 ch reste, de loin, le meilleur choix. Inauguré sur la 607, ce quatre cylindres turbo diesel à injection common rail sied comme un gant à la C5 avec son moelleux incomparable, son silence de fonctionnement - la C5 est globalement une auto silencieuse - et son rapport prestations/consommation (8 litres en moyenne). En outre, il est au moins aussi écologiquement correct que le HPI grâce à son filtre à particules. L'autre HDI, le 110 ch, est évidemment moins performant mais au moins a-t-il le mérite d'être disponible dès 142 500 F en niveau basique X. Boîte automatique séquentielle à 4 rapports (pourquoi pas 5 ?) sur toutes les motorisations sauf le HPI. Objectif de Citroën, qui espère battre une nouvelle fois son record de ventes cette année, à 1,2 million d'immatriculations ? 200 000 C5 par an en Europe dont 75 500 en France et 20 500 en Allemagne. L'auto sera fabriquée à raison de 920 exemplaires/jour à l'usine de Rennes-la-Janais (10 000 salariés et 3 équipes), le site dédié à la plate-forme 3 de PSA (véhicules des gammes moyenne-supérieure et haute). Les remplaçantes de la 406 et de la 607 et bien sûr la future grande Citroën (C6) seront donc bretonnes tandis que la Xsara et sa remplaçante deviendront franc-comtoises et, probablement aussi, alsaciennes. Coût du programme C5 ? 7 milliards de francs dont 3,7 milliards pour le volet industriel.
La C5 est fabriquée dans l'usine de Rennes-la-Janais. Employant tout près de 10 000 personnes, le site est dédié aux véhicules haut de gamme du groupe PSA. 920 exemplaires C5 quitteront les lignes de montage chaque jour…
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