On aura suivi le feuilleton de l'usine d'incinération des ordures ménagères de Haute-Saône qui, depuis des mois, cherche désespérement à poser ses valises - quelque peu nauséabondes il est vrai - sur un terrain de Haute-Saône propice à ses activités (voir notre édition de dimanche). La mise en application du plan départemental d'élimination des déchets ménagers et assimilés devrait se faire le plus rapidement possible, en tout cas en ce qui concerne le volet incinération. Mais comme à l'habitude, et c'est bien connu, la poubelle encombrante est bien mieux placée dans la jardin du voisin ! C'est ce qui ressort des différents combats qu'auront menés les futurs ex-riverains de l'usine volante, portée au gré du vent et de la vindicte des populations. Seulement, il faudra bien la construire quelque part, cette usine ! Le "comment" l'emporte pour le moment sur le "où" car, comme on l'aura vu à Lure (NdlR : site tout de même bien en vue pour l'implantation selon quelques échos de couloir), l'heure était grave (et pestilentielle). Les déchets ménagers ne trouvaient plus d'alvéoles souterraines à combler. Le problème s'étend désormais peu à peu à tout le département. Le SYTEVFOM affirme de son côté se préoccuper d'initier une solution transitoire et à moyen terme quant à l'évacuation des ordures ménagères...
Donnant donnant
Quelle est cette solution ? Tout simplement transporter cette dernière dans un département voisin dont le sous-sol n'est pas encore saturé en cochonneries de toute sorte... Des négociations avaient eu lieu en décembre dernier, en présence du préfet de Haute-Saône et avec le président du conseil général de la Côte d'Or. Celui-ci aurait proposé d'accueillir des ordures ménagères dans la décharge de Pontailler-sur-Saône - non loin de Pesmes - à concurrence de 20 000 tonnes/an, à condition qu'aucun surcoût ne soit applicable à la Côte d'Or et que la Haute-Saône accepte de prendre en contrepartie un tonnage équivalent en provenance de ce département frontalier dès lors que ses installations seront opérationnelles. Brûlera-t-on alors du déchet de Côte d'Or dans la nouvelle usine de Haute-Saône ? Ce nouvel afflux entrera-t-il dans les capacités d'élimination de l'infrastructure fraîchement construite ? Les services de la préfecture se sont montrés inflexibles lors d'un entretien téléphonique réfdent. « La solution doit être haut-saônoise » a-t-on martelé du côté de Vesoul. Ping pong sur un monceau de déchets ? Haute-Saône Nature Environnement (association basée à Vesoul) le répète : « Il faut un centre d'enfouissement, les mâchefers de l'usine seront là de toute façon » et de citer, encore une fois, le Jura en exemple.











