Un jour, la maman, au lieu de ramener sa petite fille à la maison après l'école, sans un mot, s'en va sur l'autoroute, direction le sud. Au crépuscule, elles atteignent la mer. Elles s'installent pour deux mois dans cette station balnéaire. Un détective — engagé par le père et la grand-mère de l'enfant – est sur leurs traces. On savait que les personnages de Marie Darrieussecq avaient un sérieux penchant pour la fuite. Par la métamorphose (« Truismes »), par la disparition (« Naissances des fantômes »), par la fugue aujourd'hui. Fuite ici sans issue, sans oxygène, la mort est omniprésente.
« Le mal de mer », Marie Darrieussecq, coll. Folio, 142 p., 25 F.











