Et alors ! ? ! C'est quoi dix jours ? C'est rien dix jours ! Trois fois rien, une pacotille, une… plaisanterie. Pas vraiment de quoi se payer un voyage dépaysant, dans l'autre hémisphère, pour retrouver la chaleur du sable fin sous le soleil. Ainsi, pour vous apprendre à rouler un cigare à Cuba ou marcher sur les restes de la civilisation Maya au Yucatan, n'importe quel Tour Operator vous prendra quinze jours. Pas de chance, le maire de Hégenheim, Bernard Herlin n'a pris que dix jours. Dix jours de suspension de fonction signés du ministre de l'Intérieur pour rouspétance face à l'EuroAirport et mauvaise organisation du référendum sur le quinquennat. Qu'est ce qu'on peut bien faire en dix petites journées ? Ses valises pour le Cantal, le froid et la neige ? La Bretagne et ses sites inondés ? Merci, Monsieur Vaillant. Un peu d'ordre dans ses papiers, un peu de ménage sans doute, refaire la tapisserie du salon aussi et réparer la machine à laver qui fuit, peut-être… Non ! Dix jours, c'est pas vraiment une coupure. Et si le maire de Hégenheim a mal organisé son référendum, dix jours de suspension, ça fait désordre aussi. Mais c'est « symbolique » répondra-t-on. C'est vrai. Décision remarquable à l'encontre de Bernard Herlin, seul élu de la région frontalière distingué sur le front de sa bataille des airs. « A répondu à l'appel du conseiller général et n'a pas fui devant la menace administrative.- Fermez le ban ! » Dans une commune vivant sous la menace des jets, la sanction fait plutôt classe sur la carte de visite. Reste que… Oui, reste que la sanction n'est pas sans incidence financière. Car pour Bernard c'est aussi dix jours de suspension de toutes indemnités. Soit, pour une commune de 1000 à 3499 habitants, et pour les seules fonctions de maire et de vice-président de la communauté de communes, une perte d'environ 3400 francs net. Mais qu'est ce que c'est 3400 francs? Quand on sait que les amis de Jean-Christophe ont pu réunir une « rançon » de 5 millions de francs pour le sortir de prison, les collègues maires et amis de Bernard ne devraient guère avoir de mal à lui payer ce… « dommage de guerre ».











