Avec le CCAS de Sélestat, les enfants de la Filature et du Heyden peuvent bénéficier d'un soutien scolaire. Chaque soir, animateurs et bénévoles les aident à faire leurs devoirs.
« LÀ, TU VOIS, c'est un « u ». Là, un « n ». Et là, un « e ». Ça fait quoi?» Mücahid, 6 ans 1/2, réfléchit une seconde puis : « Une ». « Bien. Et après?» L'enfant se concentre : « U-ne pou-pée... sur le ca-na-pé. » Rahimé Yilmaz, animatrice au CCAS (centre communal d'action sociale), félicite le jeune garçon. Puis la lecture reprend. Nous sommes dans le local du CCAS à la Filature à Sélestat. Celui-ci bourdonne de voix d'enfants ; comme tous les après-midis s'y tient l'aide aux devoirs. Initié en 96, le soutien scolaire s'adresse aux enfants du CP à la 3e. « Nous avons voulu que le système fonctionne sur la participationvolontaire. Ce sont les parents qui font la démarche d'inscrire leurs enfants, et nous avons une réunion chaque mois avec eux s'ils le désirent », expliquent Rahimé Yilmaz et Cécile Ostheimer, toutes deux animatrices s'occupant du soutien scolaire avec Céline Fassler et Jacques Mawet, qui effectue son service civil au CCAS. Une fois l'enfant inscrit, il vient quand il veut aux séances. Manifestement, il n'y a de toute façon pas besoin d'aller chercher les enfants, ceux-ci ont plaisir à venir. Ainsi Mehtap, 10 ans 1/2, membre du conseil municipal des enfants et en classe de CM2 : « Je viens souvent. C'est plus sympa qu'à la maison, on travaille ensemble. Et on peut aussi jouer à des jeux de société. » Sa petite soeur Méliké, 8 ans, et Marti, 9 ans, viennent suivre les progrès en lecture de Mücahid et l'aident à trouver un mot. « Quand les grands sont occupés, on s'aide entre nous », explique Méliké.
Grâce à toi, j'ai eu 9/10
Les « grands », ce sont soit les animateurs, soit des bénévoles, au nombre de sept. Anne, Florence, Delphine, Sophie, Ahmed, Virginie, Cathy viennent en général une fois par semaine. Beaucoup d'entre eux sont étudiants, Cathy est prof de maths. Delphine, qui veut être institutrice, voulait« avoir une expérience avec les enfants ». De même pour Anne, étudiante à l'IUFM : « J'ai d'abord commencé pour avoir cette expérience, puis j'ai continué parce que cela me plaît. On a un rapport très personnel avec les enfants, beaucoup plus que dans les animations. » Sophie, elle, s'occupe plutôt des collégiens : « Quand un jeune vient vers vous et vous dit « Grâce à toi j'ai eu 9/10 », ça fait drôlement chaud au coeur », dit-elle dans un grand éclat de rire. Le CCAS a également noué des contacts avec les collèges Mentel et Beatus Rhenanus, ainsi qu'avec les écoles Dorlan et Wimpfeling. Il prépare des contacts avec l'école Jean Monnet. Cela permet de faire l'aide aux devoirs en relation avec les établissements, éventuellement mieux cerner les matières dans lesquelles tel ou tel enfant a des difficultés, etc. A noter que les bénévoles sont toujours les bienvenus. En effet, plus le soutien est individualisé, plus il est bénéfique pour l'enfant.
PARTICIPER Les personnes qui souhaitent participer à l'aide aux devoirs peuvent appeler le centre communal d'action sociale au 03.88.58.85.80.
Chaque jour, les enfants peuvent bénéficier de l'aide aux devoirs.
Dominique Gutekunst











