La mise en service du numéro vert, le 114, est un apport positif à la lutte contre les discriminations. Odile Louviot, qui, à la préfecture, traite les appels : « Nous avons reçu 92 signalements », dont une partie anonymes (ceux-ci sont alors pris en compte, mais ne sont pas traités : il n'y a pas d'enquête). 29 concernent l'emploi : problèmes en milieu professionnel, d'accès à la formation, d'injures. 17 concernent les accès aux services publics. Il s'agit en particulier de conflits entre des habitants et des maires. Les médiations fonctionnent bien en général dans ces circonstances, de même pour les deux cas signalés en milieu scolaire, où il s'agissait d'incompréhension. 17 cas évoquent des difficultés d'accès aux loisirs, surtout à des discothèques. Deux personnes ont évoqué des discriminations au sport, accusant les arbitres. Quant au logement, un chapitre pourtant si souvent évoqué, seulement quatre appels au 114 se rangent dans ce chapitre. De manière générale, note Odile Louviot, « les personnes qui appellent sont profondément touchées, atteintes ». Elle souligne : « Chaque cas est étudié personnellement».











