Pour pouvoir voter l'an prochain, il faut être inscrit sur les listes électorales. Ce n'est jamais automatique. Date butoir : le 30 décembre.
CETTE FOIS encore, le même scénario risque de se produire le jour des élections municipales et cantonales : des gens se présentent pour voter et ne peuvent pas le faire parce qu'ils ne figurent pas sur les listes électorales, ou pas sur celle du bureau où ils se sont rendus. Autre scénario : des gens savent qu'il faut se faire inscrire mais se réveillent quinze jours avant le scrutin. Il sera trop tard !
Pour éviter cela, deux choses à retenir. D'abord l'inscription sur les listes électorales n'est jamais automatique. Ni la première fois, lorsqu'on vient d'avoir 18 ans. Ni les fois suivantes, si on a déménagé. On doit donc s'adresser à sa mairie si on atteint ses 18 ans avant le 28 février 2001, si on est arrivé récemment dans sa commune, si on vient d'acquérir la nationalité française ou si on est déjà inscrit et qu'on a déménagé. Ensuite l'inscription sur les listes électorales doit impérativement se faire avant le 30 décembre. Pourquoi le 30 ? Parce que le 31 est un dimanche. A Sélestat, une permanence fonctionnera samedi 30 pour inscrire les retardataires. Quelles conséquences si on ne remplit pas cette formalité, et qu'on tient à voter ? L'électeur tout frais émoulu de 18 ans ne pourra pas voter du tout s'il ne s'est pas fait inscrire. Cette inscription n'est jamais automatique, contrairement à ce qu'une lecture trop rapide de certains documents officiels peut laisser croire. L'électeur qui a déménagé ne pourra voter que dans le dernier bureau de vote où il était inscrit, ce qui n'est pas très gênant pour une présidentielle, un peu plus gênant pour une législative, nettement plus gênant pour une municipale ou une cantonale. Mais de toute façon c'est un handicap, si l'on a déménagé à l'autre bout de la France.
Ce sera vraisemblablement l'affluence dans les derniers jours de décembre
Le service municipal des élections n'en aura pas terminé pour autant le 30 décembre : les inscriptions ne sont pas tout, il convient également de rayer les électeurs qui n'ont plus rien à faire sur les listes, soit parce qu'ils sont décédés, soit parce qu'ils ont déménagé. Plus facile à dire qu'à faire. Il n'est plus obligatoire de déclarer un déménagement depuis la suppression du fichier domiciliaire en 1973. Par ailleurs, la Commission nationale informatique et libertés interdit de recouper les fichiers existants. Comment procède-t-on pour éviter par exemple qu'un électeur reste inscrit dans tous les endroits où il a habité ? « Lors d'une inscription, la mairie signale également à l'Insee la commune d'origine de l'électeur. Et c'est l'Insee qui fait parvenir aux mairies les noms des personnes à rayer,» explique Gabriel Ettwiller, chef du service population à la mairie de Sélestat. Autre cas de figure : « Lorsqu'une carte d'électeur nous revient parce qu'on n'a pas trouvé la personne à l'adresse indiquée, nous ne la rayons pas tout de suite. Nous faisons des recherches, nous vérifions si la personne a voté récemment, nous envoyons une lettre recommandée...» Combien d'inscriptions actuellement ? « Impossible à dire pour le moment. Il n'y a pas de bousculade. Ce sera vraisemblablement l'affluence dans les derniers jours de décembre.» Enfin une nouveauté, avec l'inscription des étrangers de la communauté européenne sur les listes électorales des municipales. Ils peuvent désormais participer aux scrutins locaux. Mais Gabriel Ettwiller ne constate pas de véritable précipitation de ces citoyens européens au guichet du service population, place Saint-Georges : « La plupart ignorent cette possibilité. Et nous n'avons aucun moyen de les joindre directement.»
Pour s'inscrire, c'est simple : il suffit d'aller au guichet de l'état civil avec une pièce d'identité et un justificatif de logement.











