En cette période de fin d'année, le photographe Claude Nardin souffle le chaud et le froid. A la mairie de Montbéliard, il nous transporte dans un monde glaciaire tandis qu'à la CAPM, il fait rougir l'été.
Le rouge est mis dans le hall-cathédrale de la CAPM. Des coquelicots sous toutes les coutures que Claude Nardin a traqués dans les champs. Gentils coquelicots qui ont séduit l'oeil exercé du photographe. Ephémère beauté fixée sur pellicule de cette fleur qui naît à la pointe du jour et qui disparaît dans la chaleur dans le journée. Fugace apogée qui laisse peu de temps à l'artiste pour construire une image éclatante Faut-il d'abord rappeler le cousinage avec le pavot, dont les pétales produisent un élixir propice à la relaxation dont il ne faut point user, encore moins abuser. Faut-il ensuite rappeler que de manière surprenante, le coquelicot est devenu une fleur rare. Les champs rougeoyants étaient jadis monnaie courante à la belle saison mais aujourd'hui, il faut la curiosité et la patience tenace d'un photographe amoureux de la nature pour trouver pareil spectacle flamboyant. « Claude Nardin n'en est pas à son premier coup de maître en matière florale. L'an passé, l'exposition « Les murmures de la lumière » avait séduit tous les visiteurs par la poésie et l'esthétisme qui se dégageaient de ces photos » souligne Louis Souvet au vernissage. L'une de ses oeuvres lui a d'ailleurs valu le prix spécial du public lors du dernier festival de photos animalières. On peut d'ailleurs admirer « La rose matinale » dont les couleurs n'ont rien à envier au rouge du coquelicot.
Y ALLER « Rougir l'été », jusqu'au 31 décembre, hall de la CAPM, 8 avenue des Alliés. Du lundi au vendredi de 8 h à midi et de 13 h 30 à 18 h. « Rêve de cristal » jusqu'au 8 janvier, hall de l'hôtal de ville de Montbéliard, de 9 h à midi et de 14 h à 17 h 30, du lundi au vendredi.
L'artiste rougissant de plaisir devant son oeuvre.
Patricia Louis











