Entré dans l'histoire du football en 1956, grâce à sa victoire dans la première finale de la Coupe d'Europe des clubs champions, le Real Madrid, qui a été sacré, à Rome, « club du siècle » n'est plus jamais ressorti du gotha du football mondial. C'est un mythe, la référence, Le Club. Officiellement, le Madrid FC a été fondé le 6 mars 1902 par des étudiants avant de devenir le Real en 1920, par décret royal. Mais, dans la réalité, le Real a grandi en même temps que Don Santiago Bernabeu, qui y fut d'abord joueur, dès 1909, puis entraîneur, puis secrétaire, et enfin le président omnipotent de 1943 à 1976. Deux ans plus tard, Don Santiago disparaissait mais laissait son nom au fronton du temple latin du football, l'ancien stade Chamartin. En fait, le Real doit son succès à trois hommes. Outre Santiago Bernabeu le visionnaire, il y eut également Raimundo Saporta, le secrétaire général, et l'incontournable Alfredo Di Stefano. Le maillot blanc immaculé, vierge de toute publicité du Real, a longtemps symbolisé le mariage de la passion de tout un peuple, de l'aristocratie castillane aux péons andalous.
Huit C1
Le Real a remporté les cinq premières éditions de la Coupe des clubs champions (C1). Avec le recul on se demande encore si c'est cette compétition qui a fait la gloire du club espagnol ou l'inverse. Il a gagné une 6e Coupe des champions (1966) puis deux Ligues des champions (1998 et 2000) Don Santiago a été le premier a débourser des millions de pesetas dans des transferts à sensation. Dès 1947, il a entamé les travaux pour faire passer la capacité du stade de 16.000 à 75.000 places, une folie financée par une souscription financée par des milliers de socios faisant la queue pendant des heures pour verser leur obole. En raison même de ces succès, le Real Madrid est également devenu une vitrine pour le régime franquiste alors que l'Espagne vivait en marge de l'Europe. Le palmarès du Real, champion d'Europe en titre, peut paraître interminable. Pour résumer, il est plus simple de remarquer que le Real Madrid a tout gagné, sauf la défunte Coupe européenne des vainqueurs de coupe (C2).











