La diplomatie du président Joseph Blatter a sauvé hier à Rome le gala de la Fédération internationale de football (FIFA), où Pelé et Diego Maradona, les deux joueurs du siècle, et Zinédine Zidane, une nouvelle fois sacré meilleur joueur du monde, ont logiquement été récompensés après une polémique stérile. En fait, le caprice de l'Argentin Diego Maradona, plébiscité uniquement par le vote des jeunes internautes (53,60 %), a failli gâcher cette grande fête dans la mesure où la famille du football a massivement voté pour le Roi Pelé (72,75 %). Pour sauver les apparences, Maradona, qui n'a jamais véritablement été un modèle sportif en dehors de ses exploits sur un terrain de football, s'est vu octroyer une récompense qui ne leurre personne (joueur du siècle-internet). Les abonnés au magazine de la FIFA (tous des professionnels du football, entraîneurs ou membres des Fédérations) et la Commission du football de la FIFA, composée d'anciens joueurs, ne s'y sont pas trompés en classant même l'Argentin à la 3e place, juste derrière son compatriote Alfredo Di Stefano (9,75 % contre 6%). Le camouflet est encore plus sévère de la part de la seule Commission du football, qui a voté à 87,5 % pour Pelé et 12,5 % pour Di Stefano, n'octroyant aucun suffrage à Maradona. Mais les apparences étaient sauves. Maradona est finalement venu à Rome. Il a vu le président Blatter et a dû se contenter d'une récompense inventée. En revanche, le vote a été beaucoup plus serré en ce qui concerne le Français Zinédine Zidane qui, deux ans après Barcelone, remporte cette année son deuxième titre de meilleur joueur du monde. A cette occasion, il rejoint un certain Ronaldo sur les tablettes de la FIFA, le seul joueur avant lui à avoir été sacré à deux reprises.











