Après le refus du champ d'entraînement des véhicules 4x4, des habitants s'opposent à la construction d'un relais pour fibres optiques.
CET ÉTÉ, les usagers de la piste cyclable et autres riverains du canal du Rhône-au-Rhin ont observé des travaux d'enfouissement de neuf gaînes appelées à recevoir des câbles. Cet équipement est une composante de nouveaux moyens de communication par fibre optique. En effet, les fibres optiques servent de supports de communication. Elles sont constituées de filaments de matière diélectrique (verre, silice, etc.) dans lesquelles se propage la lumière visible ou infrarouge. Elles sont utilisées pour la transmission simultanée d'une quantité considérable d'informations (donc « à haut débit ») sous forme numérique. C'est une société privée, en l'occurrence Louis Dreyfus Câble qui exploitera ce réseau de communications et qui pour ce faire est en train d'établir une liaison entre Strasbourg-Bâle et Dôle.
Le site de la polémique
Or, ce réseau a besoin de relais pour réactiver et régénérer les impulsions. L'implantation de six de ces sites est prévue entre Strasbourg et Mâcon, à savoir à Neuf-Brisach, Montreux-Jeune, Baume-les-Dames, Tervay, Magny-les-Aubigny et Grigny-sur-Saône. A Montreux-Jeune est prévu un bâtiment technique d'une longueur de 30 m sur 10,5 m de largeur pour une hauteur de 6,4 m pour abriter ces installations. Le local comportera différentes cellules. Un ensemble paysager entourera le tout. Tout cela serait bien s'il n'y avait pas un problème de pollution sonore engendrée par ces appareils. En effet, d'une part, la climatisation servant à maintenir une température constante de 22 degrés à l'intérieur émettra des bruits permanents de l'ordre de 70 décibels et, d'autre part, un groupe électrogène de secours qui lui, lorsqu'il fonctionnera produira 75 décibels. De plus, ce groupe sera implanté à l'extérieur du bâtiment. Si l'on additionne les deux on arrive à un niveau sonore de nuisance assez contraignant pour l'environnement.
Une pétition
Le ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie a accordé l'autorisation d'exploitation du réseau en date du 8 octobre 1999. La municipalité, quant à elle, a émis un avis favorable quant à l'octroi du permis de construire. Le 16 mai 2000, la Direction régionale de l'industrie et de la recherche en a fait de même. Or, un avenant du 19 mai modifiait le projet initial sans qu'il en ait été tenu compte par la suite et le 2 octobre le permis était accordé. Il y a quelques semaines, le terrain situé à proximité immédiate des habitations de la rue de l'Eglise et même de la rue Principale, était piqueté et peu après, les travaux de terrassement débutaient. Mais sur plainte de riverains, la gendarmerie dressait procès-verbal pour défaut de respect de la réglementation sur l'affichage du permis, de la part du maître d'oeuvre. Dans le même temps, les riverains, sous la houlette de Georges Aubert qui a été en tant qu'adjoint au maire de Belfort un des plus proches collaborateurs de Jean-Pierre Chevènement (il est toujours responsable de la circulation dans la cité du Lion ; le couple Aubert est propriétaire d'une maison proche du site en construction), ont déposé une pétition sous forme de lettre au maire, par laquelle ils protestent énergiquement contre la décision d'accorder le permis de construire sans avoir averti les riverains des nuisances susceptibles de leur connaissance. Dans ce même courrier, il est précisé que certaines pièces du dossier quoiqu'authentifiées sont erronées et il est demandé au maire de provoquer d'urgence une réunion publique d'information à ce sujet.
M. Aubert (à gauche) a réuni quelques riverains pour une mobilisation contre le projet d'implantation du relais à proximité des habitations.











