L'Union chorale 1882 de Saint-Louis et l'ensemble vocal Eurobade ont fait terminer l'après-midi de dimanche en beauté à près de 200 personnes réunies au temple.
APRÈS un après-midi passé à faire du lèche-vitrines ou des emplettes dans les magasins du centre ville, ouverts en ce deuxième dimanche de l'avent, quoi de plus agréable que de terminer dans un temple bien chauffé, à écouter des chants de Noël ? Ils étaient près de 200 à avoir eu cette idée et à avoir répondu à l'invitation des deux chorales et ils n'ont pas eu à le regretter. Jean-Marie Lambla, pour le choeur d'hommes, tout comme Raymond Sutter, pour l'ensemble Eurobade, avaient préparé un programme de circonstance, sans arpenter cependant les sentiers battus. Si l'on a pu entendre quelques hymnes de Noël incontournables, comme Dieu soit loué, du Russe Bortniansky ou O du fröhliche, dans un excellent arrangement de Marius Trommenschlager, on a également eu droit à quelques oeuvres un peu moins connues, notamment de la part d'Eurobade. Des Noëls un peu plus contemporains, de R.V Williams et de John Littleton. Il n'y eut d'ailleurs pas que du chant. Entre les divers passages des deux chorales, Frédéric Humber à l'orgue et Yves Bilger au clavecin ont enchanté l'auditoire par des oeuvres de Jean-Sébastien Bach, William Byrd ou Louis Couperin. On a pu constater que Frédéric Humber n'a pas gardé de séquelles de sa fracture du bras et que ses doigts ont retrouvé leur souplesse et leur vélocité. Quant à Yves Bilger, ce fut une agréable découverte. Cet élève du grand claveciniste hollandais Tom Koopman est sans aucun doute promis à un bel avenir sur un instrument qui n'a peut-être plus sa place dans les orchestres, mais qui est unique pour restituer le charme de la musique baroque.
L'Union chorale 1882 a ouvert le concert.
Jean-Marie Schreiber











