Le projet de jardin des deux rives entre Strasbourg et Kehl est de moins en moins abstrait et les deux villes sont tombées d'accord sur le financement de la passerelle sur le Rhin.
Jeudi, à l'issue de la 6 e réunion de la commission Strasbourg-Kehl, Roland Ries, premier adjoint au maire de Strasbourg et Günther Petry, maire de Kehl, ne cachaient pas leur satisfaction. « Plusieurs décisions importantes ont été prises », annonce le premier, le deuxième parlant de « partenariat exemplaire entre les deux villes ».
Un exercice difficile
Le projet de passerelle Mimram (du nom de son concepteur) sur le Rhin va en effet pouvoir entrer dans une phase concrète, le cofinancement ayant été défini. La CUS fournira 2/3 des quelque 80 millions de francs nécessaires, Kehl le 1/3 restant. Cinq architectes étaient en concurrence pour ce projet qui ne devait pas dépasser 35 millions de francs, et le jury franco-allemand avait retenu le travail de Marc Mimram dont le coût explosait les prévisions. « Ce sera une passerelle de conception unique au monde, se réjouit Günther Petry, digne d'une ville comme Strasbourg. Ce sera l'unique pont pour piétons (et vélos) sur le Rhin. Il doit être en service au plus tard le 15 avril 2004, jour d'ouverture de la Landesgartenschau, du festival des arts du paysage qui se tiendra à Kehl durant six mois et jettera les bases du fameux jardin des deux rives. Il sera construit au sud de l'auberge de jeunesse, à hauteur de la piscine de Kehl. Kehl vient de créer une GmbH, l'équivalent allemand de nos Sàrl (société à responsabilité limitée) chargée de l'organisation du festival des deux côtés du Rhin. « Un exercice techniquement et juridiquement assez difficile », estiment les deux élus, les législations, réglementations et autres contraintes étant très différentes d'un pays à l'autre. Dans cette société, il y aura si possible des représentants de la CUS et de Strasbourg, ainsi que des collaborateurs français, mais comme elle vient seulement de se créer, il n'y a pas encore d'autres précisions. La GmbH sera donc le maître d'ouvrage du festival, mais Roland Ries précise qu'en ce qui concerne les aménagements durables côté Strasbourg, la maîtrise d'ouvrage restera française. Une organisation assez complexe, on le voit, même si les procédures se limitent à des discussions et des réunions de la commission Strasbourg-Kehl.











