Le Syndicat indépendant de l'automobile (SIA) fait des salaires sa revendication principale.
En ces temps de vaches grasses, SIA demande une prime uniforme de 1 250 F pour chaque salarié dès le mois de décembre et pour 2001, un rattrapage de 0,8 % et un coup de pouce de 1 % supplémentaire. « Il s'agit de solder les comptes après des années successives de perte de pouvoir d'achat » souligne Christian Janey. Et d'ajouter : « Augmenter les salaires, ce n'est pas un coût mais un gain. Augmenter les salaires de manière significative, c'est bon pour le moral des salariés et cela permet l'amélioration du climat social. Demander des hausses de salaires, ce n'est pas seulement sortir l'argent de sa poche mais c'est aussi donner une chance supplémentaire à toute la région. C'est mieux que d'alimenter les fonds de pension américains». Signataire de l'accord sur la réduction du temps de travail, SIA est favorable à ce qu'il évolue. « Un accord est à considérer, au moment de sa signature, dans un contexte donné. Il est fait pour vivre et ce n'est qu'avec le recul nécessaire que nous pourrons l'apprécier et procéder aux ajustements ». Pour SIA, la notion de volontariat n'est pas suffisamment prise en compte pour les séances de travail le samedi matin. Il préconise la suppression du travail le samedi et les jours féries grâce à la mise en place de la troisième équipe.
La précarité « en série »
Autre axe de réflexion : les conditions de travail. SIA estime que la direction doit s'assurer que les postes de travail s'adaptent aux aptitudes physiques des salariés et non l'inverse.« Dans certains cas, le raisonnement économique l'emporte et les salariés subissent de nombreuses difficultés, génératrices de troubles musculo-squelettiques ». A la direction d'agir sur les rythmes de travail, avance le syndicat. Enfin SIA souligne un « paradoxe». « Dans l'industrie automobile, les constructeurs recherchent de plus en plus à offrir la sécurité à leurs clients et dans le même temps l'insécurité à leurs salariés. La précarité, ce n'est pas une option mais elle est offerte en série » ironise SIA qui revendique l'embauche de 800 intérimaires en contrat à durée indéterminée.
SIA : le travail en équipe.











