Déboussolés. Jean-Paul Araneder et André Laudet, les deux entraîneurs du Racing Strasbourg, sont rentrés déboussolés de Bordeaux où leurs troupes se sont inclinées 14-9 dimanche face à la lanterne rouge après avoir mené 9-0 à la pause. Le Racing, qui tablait sur un premier succès à l'extérieur à la faveur de cette expédition chez le dernier, a donc déchanté. Une fois de plus. Évidemment pas de bon augure avant la réception de Valence d'Agen, le 7e, ce dimanche (14 h 30) à Hautepierre. « Notre production à Bordeaux relève de l'inexplicable », cherche toujours à comprendre « Dédé » Laudet. « Nous n'avons pas d'explication. Les joueurs non plus. Pourtant, nous avons fourni une 1ère période cohérente. Mais une fois de plus, nous n'avons pas été capables de tuer le match. Nous nous sommes quand même écroulés cinq fois dans leurs 3 mètres, sans marquer. En 2e période, nous avons déjoué. C'était n'importe quoi. J'ai l'impression d'avoir vu deux équipes différentes lors des deux mi-temps, même si ça n'enlève rien à la performance des Bordelais réduits à 14 pendant plus de 40'.» Placé dans « le doute et l'expectative », mais affichant la volonté « de passer la trêve au chaud », le Racing prépare ainsi comme il peut son dernier match 2000 contre Valence d'Agen. Avec le retour de Faunant (remis de son problème musculaire), mais sans le capitaine néo-zélandais, Grant Norris, blessé et de toute façon prochainement suspendu. « Le hic, c'est que notre défaite à Bordeaux a montré à nos adversaires que nous étions si vulnérables que tout est possible contre nous », reprend Laudet, « Valence d'Agen va donc venir avec la ferme intention de s'imposer à Hautepierre.» Et de remporter une 2e victoire à l'extérieur, après celle signée à... Bordeaux (22-18).











