La Société de gymnastique de Masevaux fête demain son 100e anniversaire. Son président, Gérard Schmildin, fait le point sur le travail accompli et les projets en cours.
AGÉ de 52 ans, Gérard Schmidlin a passé près d'un demi-siècle au sein de la société de Gymnastique de Masevaux, où il est entré à l'âge de six ans. Il y a été tour à tour gymnaste et moniteur avant de devenir président en 1993.
La société de gymnastique de Masevaux est une centenaire plutôt alerte. Quel regard portez-vous sur son bilan ?
Elle a su attirer des jeunes et même si pour l'instant la salle n'est pas adaptée au haut niveau, les résultats sont là. Cette saison a été très brillante. L'équipe de gymnastes féminine a été championne du Haut-Rhin, puis d'Alsace. Sans oublier Sylvie Patty, championne d'Alsace en individuel. Les effectifs actuels sont de 107 personnes, dont 16 garçons. On a pu les augmenter en ouvrant la section Baby Gym, qui accueille les enfants à partir de 4 ans. En 1991, on a créé la section Forme et Loisirs, qui s'adresse à ceux qui veulent s'entretenir. Elle répond à un vrai besoin.
La gymnastique n'a t-elle pas pourtant une image un peu démodée par rapport à d'autres sports comme le foot ou le judo ?
Nous sommes bien implantés dans la vallée. La gymnastique nécessite une rigueur que n'exigent pas les autres sports. Il faut beaucoup, beaucoup s'entraîner avant de pouvoir faire de la compétition. Pour éviter les accidents, on doit posséder une certaine souplesse du corps, une musculature et aussi une prédisposition à la gym. C'est un sport un peu individuel, on n'a pas besoin des copains pour arriver à quelque chose comme dans les sports en équipe. Si on travaille, on obtient son propre résultat. Autant de caractéristiques qui peuvent séduire. Il y a aussi chez nous une atmosphère conviviale, un véritable esprit de famille.
Quels sont vos projets ?
Le plus important, c'est la réalisation de la future salle spécialisée. Elle a pris du retard mais semble en bonne voie. Elle fera 650 m2 et sera attenante au COSEC de la Cité Scolaire. Les élèves l'utiliseront pendant la journée et nous le soir. Ce qui nous permettra d'organiser à nouveau des compétitions et de disposer de meilleures conditions d'entraînement. Actuellement, nous travaillons à la salle polyvalente mais il nous faut monter et démonter tous les agrès à chaque séance. La nouvelle salle sera intercommunale et dépendra de la Communauté de Communes, puisqu'on recrute sur toute la vallée et jusqu'au Territoire de Belfort. On espère pouvoir entrer dans les lieux en septembre 2 002.
Cette nouvelle salle vous permettra t-elle de développer vos activités ?
Des lieux plus adaptés nous permettrons d'étoffer la section Gym Forme Loisirs. On envisage aussi d'ouvrir une section de trampoline, ce sport faisant partie de la Fédération Française de Gym. Par la suite, on aimerait bien aussi réaliser une petite annexe réservée à la Baby Gym, avec des agrès et du matériel adapté à la taille des petits.
La section féminine ne date que de l'après-guerre. Pourtant, les filles représentent l'écrasante majorité des effectifs. Comment expliquez-vous le peu de garçons inscrits ?
Peut-être parce qu'ils disposent d'un plus grand choix d'activités que les filles. Les garçons, ont leur donne un ballon, et hop ! La gym, c'est un sport individuel et non-violent. Mais je ne désespère pas de les attirer à nouveau, notamment en leur proposant de nouvelles activités comme le trampoline.
Espérez-vous voir sortir un jour de vos rangs un ou une champion (nne) de France ?
On n'est pas équipés pour ça ! On est tous des bénévoles, il faudrait au moins un entraîneur professionnel. Ce n'est pas dans nos moyens. Notre objectif, c'est de former les jeunes et d'en sélectionner quelques-uns pour la filière de haut niveau qui existe à Thann.
Gérard Schmidlin, président de la Société de gymnastique de Masevaux, a préparé avec les bénévoles des panneaux sur l'histoire de l'association.
Isabelle Bollène
Démonstration des gymnastes en 1987.
Charles Rusterholzz
Les membres de la section de lutte en 1980.











