Santos muet, Drobnjak est sorti de sa boîte pour placer un superbe coup de tête et permettre au FC Sochaux de prendre un point à Châteauroux dans un match où les deux équipes ont eu leur mi-temps (1-1).
UNE PELOUSE ? N on. Un terrain de foot..euh.. Un champ de patates ? Oui. Un vrai. L'aire de jeu de Gaston Petit tire les larmes des dirigeants et joueurs berrichons. En attendant, pourtant, il faut jouer au football dessus. Tout du moins essayer. Pas facile. Mais bon, l'état des lieux n'était pour rien dans la première intervention manquée de Fernandez. Un centre de la droite sur lequel le portier doubiste, se trouait. Sans dégats heureusement, le ballon passé sous le ventre étant dégagé in-extrémis. Malgré la thermomètre proche de zéro, il faisait déjà chaud à Gaston Petit. Certes, sur un contre coté gauche, un centre de Crucet renvoyé permettait à Frau de montrer de quel bois le FCSM voulait lui aussi se chauffer (6e).
Nivet, le poison
Les Berrichons, toutefois, tenaient à mettre du rythme. Et ils en mettaient, les gaillards. La preuve, sur un ballon servi par Dufresne, Nivet était assez prompt pour aux 20 m frapper en coin et ouvrir le score (13e). Après treize minutes seulement, Sochaux venait de prendre un mauvais coup au moral. La détermination berrichonne, évidente et liée à un football très direct posait des problèmes au leader qu'une frappe cadrée des 25 m de Chedli et déviée par Malicki ne suffisait pas à oxygéner. Nivet, l'habile meneur de jeu castelroussin, se chargeait de ne pas relacher la pression en se retrouvant une fois encore en excellente position, mais là, cette fois, Fernandez s'interposait. Heureusement, la demi-heure passée, les Sochaliens refaisaient surface dans le jeu même si Malicki n'était pas sollicité outre mesure. Pourtant, trop enclins à sauter le milieu pour de longs ballons gagnés par Jeannel et les siens, le FCSM s'en retournait aux vestiaires avec quelques doutes dans la tête.
Non, Drobnjak n'est pas mort
Pour chasser cette interrogation, Jean Fernandez modifiait ses plans. Durix et Guillou entraient (à la place de Monsoreau et Raschke) pour tenter de donner un visage plus offensif à la troupe sochalienne. Toutefois, les premières frayeurs étaient pour Fernandez, le portier étant contraint à sortir au devant de Nivet (48e) et de Coulibaly qui frappait à coté. (52e). Le dernier rempart jaune et bleu tenait encore la vedette quelques minutes plus tard quand il sortait de sa surface pour un tacle efficace et ultime chance pour écarter le danger devant Roudet. Bref, Sochaux peinait et tardait à réagir tant et si bien que le coach doubiste lançait Drobnjak dans le bain berrichon(59e). Sochaux ne pouvait plus guère calculer même si se souci offensif ouvrait la porte des contres à son adversaire. Le FCSM semblait aller mieux à l'heure de jeu, en tous les cas, il commençait à venir poser son football devant la cage de Malicki. Durix saisissait l'opportunité offerte de bien servir Santos, mais le meilleur buteur du championnat contré in extrémis n'augmentait pas son capital et surtout ne permettait à Sochaux d'égaliser. (62e). Toutefois, tout cela constituait des prémices intéressants puisque dans la foulée, ou quasiment, Flachez et les siens obtenaient un corner source de l'égalisation. En effet, sur ce « coup de coin » tiré par Durix, Drobnjak venait au premier poteau chercher le ballon d'un coup de tête chevelue et rageuse et, immense bonheur pour le Monténégrin, le transformer en coup de tête victorieux (66e). Fort appréciable pour une formation sochalienne enfin retrouvée et qui jouant également sur la fatigue de son adversaire continuait à appuyer. Drobnjak, l'homme du soir, était même à deux doigts de jeter un voile sur le stade quand sur un centre de Crucet, son nouveau coup de tête piqué, effleurait le poteau gauche de Malicki (75e). Un « une-deux » bien senti avec Santos donnait encore la possibilité au Monténégrin d'obliger Malicki à un arrêt (85e). Mais Sochaux après une première mi-temps très difficile repartait de Gaston Petit avec un point interessant même si Fernandez connaissait une ultime frayeur.
Omar Daf et les Sochaliens ont souffert en première mi-temps avant de redresser la tête pour arracher finalement le match nul.
Lionel Vadam











