Un jeune Bisontin de 18 ans est soupçonné d'avoir violé et frappé une fillette de 3 ans dont il avait la garde. Sa victime est décédée vendredi à l'hôpital.
Depuis deux jours une petite fille de 3 ans luttait contre la mort au CHU de Besançon où elle avait été hospitalisée dans un état désespéré. Les médecins qui s'affairaient à son chevet n'ont rien pu faire pour la sauver et ont dû se résoudre à constater son décès vendredi. L'alerte avait été donnée dans la journée de mercredi par le compagnon de la mère de la petite victime. Il en avait la garde ce jour-là alors que la jeune femme, âgée de 24 ans, s'était absentée pour suivre un stage de formation. Dès l'arrivée des sauveteurs dans l'appartement de Planoise, le jeune homme affirmait que la petite s'était blessée seule contre la baignoire alors qu'il était absent de la pièce. Il l'aurait simplement découverte inanimée. Les médecins ont immédiatement constaté qu'elle portait des blessures à la tête et des hématomes sur le corps faisant beaucoup plus penser à des coups qu'à une simple chute. Plongée dans un coma profond elle était immédiatement transportée à l'hôpital Jean Minjoz. Très vite ils découvraient le pire. Sans aucun doute possible les spécialistes constataient que la fillette avait été très récemment victime de violences sexuelles en plus de violences physiques. Comme la loi l'exige la police était immédiatement alertée et le jeune homme, témoin numéro un, était placé en garde à vue. Si, dans un premier temps, il contestait tout acte malveillant à l'égard de l'enfant, il admettait ensuite l'avoir effectivement frappée dans un geste de colète qu'il ne parvenait pas vraiment à expliquer. Mais pour le reste, en l'occurence les viols, le jeune suspect les contestait formellement. Des prélèvements et analyses ont été effectués pour vérifier ses dires. L'enquête a par ailleurs permis de préciser le contexte de ce drame. Le jeune homme, sans antécédents judiciaires significatifs, fréquentait depuis quelques temps cette jeune mère en recherche d'emploi. S'ils se voyaient fréquemment, ils ne vivaient pas ensemble, chacun ayant gardé son propre appartement.
Huis clos fatal
Peut-être est-ce dû d'ailleurs au fait que l'homme avait déjà manifesté son emportement à l'égard de la petite qu'il n'hésitait pas à brutaliser. Il semblait pourtant calmé ces derniers temps et ne manifestait plus d'agressivité à son égard. Raison pour laquelle la mère lui a demandé en toute confiance de la dépanner pendant cette journée de stage et de faire la nounou. Que s'est-il effectivement passé durant les quelques heures de ce funeste huis clos ? L'instruction confiée au doyen des juges bisontins François Ardiet devrait permettre d'établir précisément les circonstances de ce drame terrifiant. Hier soir, le jeune homme était présenté au procureur adjoint Philippe Theurey, qui a demandé au juge sa mise en examen pour « viols et meurtre ». Bien que l'absence de la mère au moment des faits ait été formellement établie, la jeune femme a également été placée en garde à vue et présentée au juge avec son compagnon. Tenant compte du fait qu'elle connaissait le comportement violent de l'homme envers sa fille, le procureur a demandé sa mise en examen pour « non-dénonciation de mauvais traitements à enfants ». Elle devait néanmoins être laissée en liberté.











