Le syndicat départemental de traitement des ordures ménagères (Sydom) du Jura, basé à Lons-le-Saunier fêtera vendredi prochain le « premier anniversaire du Radium orphelin ». Le 24 novembre 1999, la borne de détection de la radioactivité du centre de stockage du Jura détecte un rayonnement suspect dans un caisson de mâchefers. Le lendemain, les agents de la direction des applications militaires du Commissariat à l'énergie atomique, dépêchés sur place, isolent quelques dizaines de grammes d'un objet en radium, sans doute une tête de paratonnerre, dans une « cocotte-minute » et délimitent un périmètre de protection autour du tas de mâchefers étalé sur la dalle de déchargement. Et depuis, plus rien ! Tandis que le 2 février, le directeur général de l'Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) faisait savoir au patron du Sydom que « les capacités d'entreposage de déchets radifères sont aujourd'hui saturées, si bien que nous ne pouvons pas actuellement procéder à leur enlèvement », le président de l'Andra écrivait, une semaine plus tard, à la ministre, verte et jurassienne, Dominique Voynet pour lui indiquer que « la situation du centre d'enfouissement technique de Courlaoux semble mériter un enlèvement ». Depuis un an, les responsables du Sydom attendent donc que soient enlevés les fragments de la « cocotte », auxquels s'ajoute un fût contenant environ 70 kg de déchets très faiblement radioactifs, dont ceux nécessaires pour la première intervention (gants, surbottes...). Indignés devant « l'inertie de l'Andra », les gens du Sydom aimeraient bien que l'abri à outils puissent être utilisés à d'autres fins qu'au stockage du fût en question et de la « cocotte minute».











