La future mise à deux fois trois voies de l'A 36 englobera le réaménagement de l'échangeur de Danjoutin, incomplet et dépassé, afin de concilier son environnement urbain et la hausse du trafic.
L'ÉCHANGEUR de l'A36 situé à Danjoutin, dont la conception remonte aux années soixante-dix, a de plus en plus de peine à cacher son âge : ainsi, l'absence de « bretelle » appropriée y rend tout simplement impossible certains trajets, comme par exemple rejoindre le quartier de la gare de Belfort en arrivant de Mulhouse. A l'inverse, l'accès à l'A36 en direction de Montbéliard y est sous-employé, la plupart des riverains lui préférant celui de Sévenans...
Quatre ronds-points
Dans le cadre de la future mise en deux fois trois voies de certains tronçons de l'A36 entre Belfort et Montbéliard, la Direction départementale de l'équipement (DDE) du Territoire de Belfort a donc entamé en juin 1999 une réflexion au sujet du réaménagement de cet échangeur et de celui de Sévenans, en concertation avec la Ville de Belfort, le conseil général du Territoire, la Communauté d'agglomération belfortaine (Cab) et la Société des autoroutes Paris Rhin-Rhône (SAPRR). Une réflexion désormais bien avancée, puisque ses fruits seront soumis d'ici janvier prochain à l'approbation de la direction des routes du ministère de l'Equipement. Une enquête d'utilité publique englobant l'ensemble des travaux à venir devrait ensuite être ouverte courant 2001. Concernant l'échangeur incriminé, plusieurs solutions techniques ont d'ores et déjà été écartées par les services de la DDE, et c'est un projet comprenant quatre ronds-points -deux de chaque côté de l'autoroute- qui tient désormais la corde. « Cet échangeur étant en secteur urbain, il n'a pas été possible d'y faire un "objet" autoroutier simple, explique Gilles Quérini, chef du service « grands travaux » de la DDE. Il a au contraire fallu composer avec de nombreuses "coupures" de la circulation, comme la voie ferrée SNCF, la Savoureuse et, surtout, l'ancienne RN19 qui constitue un axe essentiel de l'agglomération.» Ainsi, si l'un des buts des travaux à venir est de pouvoir faire face à l'augmentation du trafic au cours des dix années à venir, le trafic automobile n'a pas été le seul enjeu pris en compte : « Ce qui me plaît dans les schémas auxquels on arrive, c'est que la "mécanique" du futur échangeur fonctionne bien. Mais dès le début, nous avons aussi réfléchi aux conséquences environnementales du futur échangeur, reprend Gilles Quérini.
Mise en valeur de la Savoureuse
L'un de nos soucis a d'ailleurs été de donner une meilleure "lisibilité" au caractère urbain de cette zone, par exemple en faisanten sorte que l'on puisse traverser la zone à pied, ou encore en mettant en valeur la Savoureuse.» Le coût du projet complet de réfection de l'échangeur, qui inclut la possibilité de créer un nouveau franchissement de la Savoureuse, s'élève, selon l'estimation de Gilles Quérini, à quelque 50 millions de francs. « Mais tout ne se fera peut-être pas en une seule phase », précise aussitôt celui-ci. Si tout va bien, les bretelles manquantes commenceront néanmoins à sortir de terre en 2002/2003. Les automobilistes égarés n'ont plus qu'à prendre leur mal en patience.
Entre autres défauts, l'échangeur actuel de Danjoutin ne permet pas de rejoindre directement le quartier de la gare de Belfort lorsqu'on arrive de Mulhouse.
Edouard Cousin
Afin d'optimiser les flux de circulation, le nouvel échangeur comportera probablement quatre ronds-points, deux de part et d'autre de l'autoroute.











