La commune de Dietwiller a rendu hommage samedi matin aux hommes qui ont donné leur vie lors de la Première Guerre mondiale.
ALORS QUE la bêtise humaine reste toujours d'actualité, la guerre qu'on a baptisée la « der des ders » n'a malheureusement plus qu'un nom symbolique, avec plus d'un million et demi de morts, presque un million d'invalides et plus de trois millions de blessés. Dietwiller, à l'occasion du 82e anniversaire de l'Armistice de la première guerre mondiale, a rendu hommage à tous ces soldats et civils. La commune a perdu huit de ses habitants partis au front, pendant ces quatre années de guerre. Samedi matin, après une messe en leur souvenir, le maire Henri Probst a lu devant Ambroise Barb, président de l'union des invalides et des anciens combattants du groupement du canton de Sierentz, les sapeurs-pompiers communaux et la population, une lettre provenant du secrétaire d'État à la défense chargé des anciens combattants. Dans sa lettre, Jean-Pierre Masseret cite les vertus des combattants ainsi que « l'exemplarité de leur comportement ».
Un travail de mémoire
S'adressant plus particulièrement aux jeunes, il a entre autre voulu rappeler certaines valeurs ainsi que le rôle de la France pour le XXIe siècle. Selon ses propos, un travail de mémoire doit être fait par les générations futures. Au terme de sa lecture, le maire a décoré de la médaille du combattant d'Afrique du Nord Gérard Fries et Justin Stritt. Quant à Ambroise Barb, il a décoré Gilbert Moser et Justin Kraemer de la Croix du combattant d'Afrique du Nord. Et comme le veut la tradition, les deux hommes ont ensuite déposé deux gerbes de fleurs devant le monument aux morts jouxtant l'église. Le président de l'union des anciens combattants a cité des chiffres rappelant au même titre que la lettre du secrétaire d'État, ce véritable « gâchis humain ». Lors du verre de l'amitié au gymnase, Pierre Combre, collectionneur historien, a exposé bon nombre d'affiches, de casques et autres armes ayant servi durant la guerre. Ce passionné des deux guerres conserve chez lui, à Dietwiller, des objets et documents datant des deux guerres mondiales. « Je suis né dedans », affirme Pierre Combre. « Mes premiers jouets étaient les objets jetés sur les routes par les Allemands ». Une collection impressionnante et passionnante.
Les anciens combattants décorés.
Photos LG











