Socialistes et communistes présenteront des listes communes aux prochaines municipales. Un accord est encore à finaliser avec le MDC et les Verts.
LES négociations n'ont pas toujours été faciles, reconnaissent les deux parties mais elles ont abouti à un accord pour l'ensemble du pays de Montbéliard. Oubliées la mauvaise humeur du camarade communiste et l'âpreté des discussions. « C'était un vrai travail de Pénélope ».
Sur papier en cas de victoire de la gauche plurielle aux municipales, le PCF peut compter à Montbéliard sur deux élus, un adjoint et un délégué CAPM, à Audincourt : quatre élus, un adjoint et un délégué CAPM, à Mandeure, trois élus, un adjoint et un délégué CAPM, à Grand-Charmont : quatre élus, deux adjoints, à Sochaux : trois élus, un adjoint, à Voujeaucourt : deux adjoints et un délégué CAPM, à Seloncourt : quatre élus... « C'est un accord équilibré et représentatif de la population du pays de Montbéliard » admet le PCF. En cas de victoire, les Communistes sont assurés d'avoir un groupe à la CAPM. Un argument qui a compté dans la discussion mais ce n'est pas le seule raison de cette alliance.« Nous avons voulu peser dans le sens de l'intérêt général. Pour la première fois, depuis douze ans, la gauche est en mesure de reconquérir dans le pays de Montbéliard ».
« Nouveau souffle »
Les deux partis sont sur la même longueur d'ondes. Pour gagner, il faut aller unis à la bataille faute de quoi le pays de Montbéliard serait condamné à être la « banlieue » des agglomérations voisines. « Le pays de Montbéliard est à la croisée des chemins. Ou l'on reconduit une équipe qui n'est plus à la hauteur des enjeux ou on lui donne un nouveau souffle avec une personnalitéde la stature de Pierre Moscovici. » Et d'ajouter que l'onjectif est que la CAPM retrouve l'attractivité et le rayonnement qui était le sien à l'époque d'André Boulloche.
Difficultés à Bethoncourt
Le PCF pour sa part veut rester lucide. « Tous les obstacles ne sont pas levés. La bataille pour le pays de Montbéliard sera rude. Il est impératif de réussir l'union de la gauche plurielle et celle des partenaires de la société civile. Pierre Moscovici a un rôle essentiel à jouer ». Pour les villes où les têtes de listes sont des membres du MDC, les choses ne sont pas bouclées.« Il y a des difficultés à Bethoncourt mais nous respecterons l'accord national MDC-PS et la tête de liste n'est pas discutable » disent d'une même voix Olivier Del Rizzo (PCF) et Paul Coizet (PS). Pour les listes d'union de toute la gauche plurielle, les affaires sont en bonne voie. Un accord interviendra avec les Verts la semaine prochaine. Pour le MDC, il faudra attendre la fin de l'année.
Des assises en janvier
En attendant de boucler les listes, les partenaires travaillent sur un projet commun. Des ateliers travaillent sur les thèmes : cadre de vie, emploi, solidarité, économie, aménagement du territoire, enjeux pour l'agglomération. Le PCF prend toute sa part dans cette réflexion et dit n'avoir eu aucun mal à convaincre ses partenaires de la nécessité d'aller vers davantage de démocratie de proximité et de mettre sur pied à la CAPM une commission de contrôle des fonds publics. Le projet sera dévoilé en début d'année. Suivront à la mi-janvier les assises pour le pays de Montbéliard. Le mot de la fin à Noël Gauthier :« La gauche plurielle revient de loin. Il n'y a pas urgence à se presser ».
Photo de famille PS-PCF.
Patricia Louis











